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18 juil. 2010

A. Vermorel, "Les Hommes de 1851. Histoire de la présidence et du rétablissement de l'Empire", Ressouvenances, 2010

Information transmise par A. Mergey:
Auguste Vermorel
Les Hommes de 1851
Histoire de la présidence et du rétablissement de l'Empire

Ressouvenances, avril 2010, ISBN:978-2-84505-097-6 / EAN:9782845050976, 26€ (px TTC, frais de livraison compris)


Présentation éditeur
Faisant suite aux Hommes de 1848 (réédition en préparation, pour juin 2010), le présent ouvrage retrace l’histoire de la IIe République depuis l’expédition en Italie, voulue par Cavaignac pour soutenir les États pontificaux contre la révolution italienne et la République romaine de Garibaldi, jusqu’au coup d’État lui-même. Ce travail de démythification politique soupèse les contradictions et les reniements des démagogues tour à tour monarchistes, républicains, bonapartistes, militaristes, et les combinaisons compliquées de l’ambition et du cynisme. Sa méthode critique est certes partisane, mais fort documentée (de nombreux extraits de discours, de presse… restituent l’ambiance et l’évolution de l’époque). Elle évoque les déportations des ouvriers au chômage vers l’Algérie coloniale (peu connues aujourd’hui en tant que telles), les retournements d’alliance, les lois antidémocratiques, les amendements constitutionnels, la recherche d’un pouvoir fort…

Revue française de Science politique vol. 60, n°3, juin 2010

Information transmise par A. Mergey:
Revue française de Science politique vol. 60, n°3, 2010

Sommaire
Articles
  • Penser les mouvements sociaux d’Amérique latine. Les approches des mobilisations depuis les années 1970, Camille Goirand
  • La réforme foncière rurale au Bénin. Émergence et mise en question d’une politique instituante dans un pays sous régime d’aide, Philippe Lavigne Delville
  • La conformation des gouvernés. Une revue de la littérature théorique, Julien Étienne
  • Genèse d’une codification. L’apprentissage parlementaire de la réforme du financement de la vie politique française, 1970-1987, Éric Phélippeau
Chronique professionnelle
  • Les stratégies de publication des politistes français. Facteurs d’unité et de diversité, Emiliano Grossman
Chronique biliographique
Le genre, catégorie d'analyse de la Science politique
Lectures critiques
  • Où en sont les analyses de la domination? De la question politique à l’investigation sociologique, Alexandre Jaunait
  • La parole des femmes subalternes: les apports fondamentaux du féminisme post-colonial et africain-américain, Elisabeth Marteu
  • Quand l’analyse des politiques publiques rencontre le genre, Nathalie Morel
    Politiques publiques et articulation entre vie professionnelle et vie familiale, Amélie Le Renard
  • Pas de démocratie sans une politique du care et pas de care sans une démocratie: pour un déplacement des frontières morales, Wassim El Golli
  • Une révolution sexuelle en Iran? Amélie Le Renard
  • Conjugalisme et masculinité, Alexandre Jaunait
Comptes rendus
  • Éric Fassin, Le sexe politique. Genre et sexualité au miroir transatlantique, Alban Jacquemart
  • Denis Provencher, Queer French. Globalization, Language, and Sexual Citizenship in France, Arnaud Lerch
  • Marylène Lieber, Genre, violences et espaces publics. La vulnérabilité des femmes en question, Bérangère Marques-Pereira
  • Gary Goertz, Amy G. Mazur (eds), Politics, Gender, and Concepts. Theory and Methodology, Isabelle Engeli
  • Catherine Achin et alii, Sexes, genre et politique, Isabelle Giraud
  • Karen Hagemann, Sonya Michel, Gunilla Budde (eds), Civil Society and Gender Justice. Historical and Comparative Perspectives, Laure Bereni
  • Christina Wolbrecht, Karen Beckwith, Lisa Baldez (eds), Political Women and American Democracy, Lucie Bargel
  • Aili Mari Tripp, Isabel Casimiro, Joy Kwesiga, Alice Mungwa, African Women’s Movements. Changing Political Landscapes, Marie Rodet 
  • Emanuela Lombardo, Petra Meier, Mieke Verloo, The Discursive Politics of Gender Equality. Stretching, Bending and Policymaking, Marylène Lieber
  • Wilfried Rault, L’invention du PACS. Pratiques et symboliques d’une nouvelle forme d’union, Reguina Hatzipetrou-Andronikou
  • Olivier Fillieule, Patricia Roux (dir.), Le sexe du militantisme, Sophie Stoffel
  • Éliane Viennot, La France, les femmes et le pouvoir. Les résistances de la société (17e-18e siècle), Yves Déloye
Revue des revues
Résumés/Abstracts

"Nouvelles de Criminocorpus" - Juillet 2010

Information reçue de Criminocorpus:
Criminocorpus. Le portail sur l'histoire de la justice, des crimes et des peines
http://www.criminocorpus.cnrs.fr


Nouvelles de Criminocorpus - Juillet 2010 - récapitulatif
 
1. Les principales nouveautés du site
  • Mise en ligne de trois nouvelles expositions:
2. Quelques-unes des prochaines réalisations... Si le rythme des publications devrait ralentir durant l'été, le site ne restera pas inactif pour autant.
L'équipe technique du CN2SV prépare notamment l'implémentation de nouvelles fonctionnalités dans le gestionnaire de documents (qui permet, par exemple, l'affichage des Archives de l'anthropologie criminelle) avec la possibilité de créer un compte personnel, de placer des signets et de rédiger des annotations.

Les dossiers thématiques à venir porteront sur la justice et la détention politique, le faux-monnayage du Moyen-Âge à nos jours, l'anthropométrie et l'identification des personnes, l'histoire de la criminologie en Amérique latine.

Deux expositions sont en préparation. L'une, sur les exécutions publiques au 18e siècle, par Pascal Bastien et Normand Renaud-Joly; l'autre, sur la résistance à la maison centrale d'Eysses durant la seconde guerre mondiale, par Corinne Jaladieu. Dans les deux cas, de superbes documents présentés par des spécialistes de la question. L'histoire médiévale devrait également prochainement faire son entrée sur le site, avec un document exceptionnel du Bas Moyen-Âge, retranscrit et présentée par Isabelle Mathieu.

Criminocorpus sera présent aux prochains Rendez-vous de l'Histoire, à Blois, dans le cadre du salon du livre (samedi 16 octobre) et pour une table-ronde sur les peurs judiciaires (dimanche 17 octobre, de 14h à 15h30).

La publication des informations en temps réel se poursuivra durant l'été sur notre page officielle Facebook et sur Twitter.

L'envoi des Nouvelles de Criminocorpus reprendra en septembre. D'ici là, nous vous souhaitons de passer un bel été... pas trop judiciaire.

Pour l'équipe de Criminocorpus,
Marc Renneville

Criminocorpus. Le portail sur l'histoire de la justice, des crimes et des peineshttp://www.criminocorpus.cnrs.fr

Criminocorpus. Le carnet de recherchehttp://criminocorpus.hypotheses.org/

Criminocorpus. Revue hypermediahttp://criminocorpus.revues.org/

Appel à contribution Revue "Confrontations", n°3 - déc 2010, "Monnaie, fausse monnaie", (limite: 31 oct 2010)

Information transmise par A. Mergey:
Appel à contribution
Revue Confrontations, n°3 - décembre 2010
 
Monnaie, fausse monnaie

Currency and Fake Currency
(limite: 31 octobre 2010)
 
Résumé Dès le XVe siècle, la fabrication de fausse monnaie est attestée. Il s’agissait de la reproduire physiquement. Cependant, Jean Bodin dénoncera aussi les princes en tant que contrefacteurs car ceux-ci n’hésitaient pas à jouer avec la valeur de la monnaie. Les abus étaient tels que la question monétaire était souvent abordée avec l’angle de la fausse monnaie. Dès lors, le rapport de la monnaie avec le souverain est mis en valeur. L’idée principale réside que seul le pouvoir possède le droit de frapper monnaie. C’est une permanence puisqu’aujourd’hui encore le faux-monnayeur est puni sévèrement. L’hypothèse de l’équivalence de la monnaie privée et de la fausse monnaie est posée. Aussi, la principale problématique apparaît: c'est celle de la création monétaire avec ses conséquences politiques, économiques et sociales.

Présentation
Thème du N°3 de Confrontations, parution en décembre 2010
À partir du XVe siècle, on atteste la fabrication de fausse monnaie par des sociétés secrètes comme la Coquille. La falsification portait principalement sur la reproduction physique de la monnaie avec la mainmise des faussaires divers, rogneurs ou autres billonneurs sur la contrefaçon. Deux siècles plus tard, Jean Bodin dénoncera également les princes comme des truqueurs. En effet, ceux-ci sous l'influence des courtisans n'hésitaient pas à jouer avec la valeur de la monnaie. Il est vrai que son support métallique ne portant pas explicitement d'unité de compte facilitait la falsification. Les abus étaient tels que la question monétaire fut bien souvent abordée à partir de celle de l’altération de la véracité monétaire. Dès lors, le rapport de la monnaie à la souveraineté est mis en exergue. Le postulat principal réside dans le pouvoir exclusif du roi veillant à la frappe de la monnaie. Par conséquent, son battage illicite constituait un crime de lèse-majesté. Aussi, la punition qui attendait les faussaires était à la mesure de leur faute : on les rôtissait et on les bouillait. L'idée principale réside au moment du déroulement du crime. Celui-ci est forgé par des individus non-dépositaires du droit du souverain et s'oppose donc à la vraie monnaie frappée sur ordre royal. Ainsi la distinction entre vraie et fausse monnaie d'emblée s'impose. Elle a le mérite de la clarté: seul le pouvoir avec ses attributs législatifs et exécutifs fabrique la vraie monnaie.

Ce concept fondé sur l'aspect purement matériel de la monnaie perdure puisque la contrefaçon (ou la falsification) de la monnaie métallique reste un acte criminel. Le faux-monnayeur risque une lourde peine de prison et une forte amende. Néanmoins, cette force probante de l'autorité publique n'exclue nullement la coexistence de la monnaie avec sa contrefaçon. À partir de ce moment, cette dernière peut être considérée comme une monnaie privée puisque sa fabrication relève d'une initiative extra-étatique. Néanmoins, cette monnaie contrefaite possède des fonctions assimilables à celles de la monnaie publique. Par exemple, la circulation de l'une comme de l'autre permet l'accumulation lorsque sa mise sous numéro intervient par le biais de mécanismes comptables. À ce moment, la problématique centrale apparaît : c'est celle de la création monétaire avec ses conséquences politiques, économiques et sociales.

L'hypothèse de la véracité de la monnaie corrélée exclusivement au pouvoir de frappe de l'autorité publique exclue donc - a priori - la totalité des monnaies privées de la légalité. Par conséquent, comprendre ce mécanisme permet d'évaluer le potentiel criminogène des monnaies autres que celles relevant du fait de l'État.

Dès lors, plusieurs pistes de réflexion sont donc possibles. Celle de la création monétaire du fait du grand banditisme constitue un premier axe d’interrogations. En quoi les fonctions de cette fausse-monnaie différent-elles de celles de la monnaie légale? À quel moment la technologie ou le fonctionnement macroéconomique deviennent-ils générateurs de rupture dans les formes de la monnaie contrefaite? De même avec cette conception «souverainiste» de la monnaie on peut aborder la dimension du pouvoir bancaire, en effet, comment la monnaie fabriquée par les banques commerciales peut-elle être considérée plus vraie que celle fabriquée par des faux monnayeurs? La question semble se poser avec d’autant plus d’acuité à un moment où la dématérialisation progressive de la monnaie contribue à la facilité de sa reproductibilité et participe d'autant à l’affaiblissement de la monnaie publique. D'autre part, en recadrant cette question dans sa dimension historique, il apparaît que la création monétaire par l'octroi de crédit permet d'enrayer les crises boursières malgré le risque d'inflation. Dès lors, il est aisé de faire le lien entre hausse des prix et abondance monétaire. Ce constat offre la possibilité d'un axe de réflexion complémentaire et ouvre la porte à une dimension géopolitique plus vaste. En effet, l'érosion de l'ordre financier mondial par le libre-échangisme ne constitue-t-elle pas un facteur aggravant à cette prolifération de monnaies privées? Le champ du rôle de la monnaie est ainsi ouvert et l'on pourra s'attacher finalement à définir précisément le faussaire? Est-ce un bandit, est ce un spéculateur? L’objectif serait donc de souligner le rapport social du fabricant de monnaie avec une autorité publique avec la société et a fortiori avec les individus.
 
Les intentions de publier peuvent parvenir à la revue jusqu’au 31 octobre 2010. La dimension de chaque contribution est de 40000 signes, espaces compris.
 
Comité de rédaction:
  • Pierre Bastien, docteur en histoire (Metz), affiliation éducation nationale
  • Laurent Erbs, docteur en histoire (Metz), affiliation éducation nationale
  • Antoine Poix, ingénieur, secteur privé
Contact:
redaction@revue-confrontations.org

URL
http://revue-confrontations.org/

Source: «Monnaie, fausse monnaie», Appel à contribution, Calenda, publié le vendredi 18 juin 2010, http://calenda.revues.org/nouvelle16941.html

EHESS-IUF-IEP Paris, Colloq. "Les révoltes fiscales en Europe, aux Amériques et dans les empires coloniaux. Fin du XVIIIe s–fin du XXe s", Paris, 14-15 oct 2010

Information transmise par A. Mergey:
Ecole des hautes Etudes en Sciences sociales
Centre d’études nord-américaines (EHESS/UMR MASCIPO 8168)
Institut universitaire de France
Institut d’histoire moderne et contemporaine (ENS/CNRS, UMR 8066) 
Centre d’histoire de Sciences PoColloque

Les révoltes fiscales en Europe, aux Amériques et dans les empires coloniaux
Fin du XVIIIe siècle – fin du XXe siècle
 
Tax revolts in Europe, America and colonial empires
End of XVIIIth century – end of XXth century
Paris
14 et 15 octobre 2010

Résumé Les révoltes fiscales ont rythmé l’histoire politique, sociale et économique des États et des empires depuis les révolutions de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. Loin de s’apparenter à une survivance archaïque ou à un répertoire d’action collective en voie de décomposition, ces mobilisations ont puissamment façonné le rapport des citoyens au pouvoir, les formes de la démocratie et le rôle de l’État en matière de redistribution des richesses. Ce colloque international, qui réunit une vingtaine de chercheurs, propose pour la première fois de mener une étude d’ensemble des révoltes fiscales. Il s’agira de préciser le sens et l’usage de la révolte fiscale comme catégorie d’analyse et comme forme de mobilisation, d’étudier l’évolution des pratiques et des stratégies mises en œuvre par les contestataires de l’impôt, et de comprendre le lien entre ces mouvements de résistance et le double phénomène de construction et de remise en cause des États et des empires coloniaux.

Présentation
Paris, EHESS, 14 et 15 octobre 2010

Grand amphithéâtre de l’EHESS, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris

Colloque international coorganisé par le Centre d’études nord-américaines (EHESS/UMR MASCIPO 8168), l’Institut universitaire de France, l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (ENS/CNRS, UMR 8066) et le Centre d’histoire de Sciences Po

Organisation: Nicolas Delalande et Romain Huret

Les révoltes fiscales ont rythmé l’histoire politique, sociale et économique des États et des empires depuis les révolutions de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. Qu’ils soient le fait de paysans appauvris, de classes moyennes en révolte ou d’élites économiques, ces mouvements de contestation de l’impôt ont pris des formes extrêmement diverses selon les temps et les lieux (rébellions, pétitions, manifestations, évasion fiscale, fraude, etc.). Loin de s’apparenter à une survivance archaïque ou à un répertoire d’action collective en voie de décomposition, ces mobilisations ont puissamment façonné le rapport des citoyens au pouvoir, les formes de la démocratie et le rôle de l’État en matière de redistribution des richesses. Ce colloque international, qui réunit une vingtaine de chercheurs, propose pour la première fois de mener une étude d’ensemble des révoltes fiscales, comprises dans un sens large comme toute mobilisation collective impliquant, en discours ou en pratique, le refus temporaire ou permanent de payer l’impôt à l’autorité qui le réclame. Il s’agira de préciser le sens et l’usage de la révolte fiscale comme catégorie d’analyse et comme forme de mobilisation, d’étudier l’évolution des pratiques et des stratégies mises en œuvre par les contestataires de l’impôt, et de comprendre le lien entre ces mouvements de résistance et le double phénomène de construction et de remise en cause des États et des empires coloniaux.
Programme
Jeudi 14 octobre 2010
9h–9h15. - Accueil des participants
  • 9h15. - ouverture du colloque par M. François Weil (Président de l’EHESS), Mme Cécile Vidal (directrice du CENA) et M. Christophe Charle (directeur de l’IHMC)
9h30–12h30. - Révolte, rébellion ou refus? Théories et pratiques de la résistance fiscale
Présidente de séance : Nonna Mayer (Centre d’études européennes, Sciences Po, Paris)
  • Aurélien Lignereux (Université d’Angers): «La face fiscale des rébellions dans l’empire napoléonien (1800-1814)».
  • José Antonio Sanchez Roman (Complutense University of Madrid): «Resistance without revolt. The shaping of a tax culture in Modern Argentina».
  • Isabelle Ohayon (CNRS, CERCEC/EHESS, Paris): «Réinscrire la collectivisation en URSS dans une généalogie de la révolte fiscale: les soulèvements d’Asie centrale de la fin de la NEP et des années 1929-1930».
  • Nicolas Delalande (Centre d’histoire de Sciences Po, Paris) et Romain Huret (Université Lyon 2, CENA/EHESS): «L’historiographie des révoltes fiscales». 
14h–18h. - Élites et classes populaires: quelles pratiques? Quelles alliances?
Président de séance: Olivier Dard (Université Paul Verlaine-Metz, CRUHL)
  • Mark Spoerer (Institut historique allemand, Paris): «Tax evasion and tax competition in 19th century Germany and Switzerland».
  • Christophe Farquet (Université de Lausanne): «Une révolte fiscale discrète: les arriérés d’impôts des milieux économiques suisses à l’étranger durant l’entre-deux-guerres».
  • Oscar Bascuñán Añover (Universidad de Castilla-La Mancha, Madrid) et Jeanne Moisand (Université Paris 1, Centre d’histoire du XIXe siècle): «The tax and subsistence riots in Spain between the Cuban war of Independence and the First World War (1898-1920)».
  • Alexis Spire (CNRS, CERAPS/Lille 2): «L’élargissement des bases sociales de l’antifiscalisme en France dans les années 1970».
Vendredi 15 octobre 2010
9h30–12h30. - Résistance fiscale, antiétatisme et construction nationale
Président de séance: Martin Daunton (Trinity Hall, University of Cambridge)
  • Florian Schui (Royal Holloway, University of London): «Not so disciplined after all: fiscal reform and taxpayer resistance in Prussia, c. 1766-1787».
  • Stijn Van de Perre (Ghent University): «Tax revolt, tax culture shock and nation building. The Belgian case of 1830».
  • Elsbeth Heaman (McGill University, Montréal): «Tax revolt as ethnic identity in Mid-Victorian British Columbia».
  • Attila Aytekin (Middle East Technical University, Ankara): «Tax revolts from the Tanzimat to the Young Turk Revolution: popular protest and state formation in the 19th century Ottoman Empire»
  • Samia El Mechat (Université de Nice Sophia, IHTP/CNRS): «La Tunisie entre réformes et révoltes. L’exemple de l’insurrection de 1864».
14h–18h. - Empire, anticolonialisme et antifiscalisme
Présidente de séance: Sylvie Thénault (CNRS, Centre d’histoire sociale du XXe siècle/Paris 1)  
  • Marie-Cécile Thoral (Coventry University): «Révoltes fiscales en milieu colonial sous le Directoire: Napoléon face aux réactions égyptiennes à la perception de l’impôt foncier».
  • Shirley M. Tillotson (Dalhousie University, Halifax): «Loyalist and liberal tax rhetorics, in between empires».
  • Chikouna Cisse (Université de Cocody, Abidjan): «Révoltes, affrontements et migrations en AOF: l’insurrection de 1902 en pays pallaka (Côte d’Ivoire)».
  • Laurent Manière (Université Paris Diderot-Paris 7, SEDET): «Impôts et modes de contestations fiscales au Dahomey durant l’entre-deux-guerres».
Contacts
Fichiers attachés (site Internet de Calenda): Colloque_R_voltes_fiscales_14-15_octobre_2010_Programme.pdf

Source: «Les révoltes fiscales en Europe, aux Amériques et dans les empires coloniaux», Colloque, Calenda, publié le mardi 06 juillet 2010, http://calenda.revues.org/nouvelle17058.html

17 juil. 2010

Univ La Rochelle, Projet Région Poitou-Charentes «ASAC»: Appel à contrib., "Quelle(s) pédagogie(s) pour l’étudiant juriste? Expérimentations, modélisation, circulation", La Rochelle, 20-21 janv 2011 (limite: 25 sept 2010)

Information transmise par  Fr. Audren:
Université de La Rochelle
Faculté de Droit, Science politique et de Gestion 
 
Projet de recherche région Poitou-Charentes «ASAC» [1]

Appel à contribution
 
Quelle(s) pédagogie(s) pour l’étudiant juriste ?
Expérimentations, modélisation, circulation
 
Teaching Methods and Teaching Law?
Experiments, modelisation, circulation

20 et 21 janvier 2011
La Rochelle
(limite: 25 septembre 2010)

RésuméL’objectif de ce colloque international qui se déroulera les 20 et 21 janvier 2011 est d’envisager la réussite des étudiants de premier cycle en droit par le prisme des pratiques pédagogiques des équipes enseignantes. Il s’agira alors de s’interroger sur les pratiques innovantes qui favorisent cette réussite, dans les disciplines juridiques mais également dans d’autres disciplines, dans une perspective de décloisonnement des travaux.
 
Présentation 
Colloque international de clôture du projet de recherche région Poitou-Charentes «ASAC»1
20 et 21 janvier 2011
Faculté de Droit, Science politique et de Gestion, Université de La Rochelle

L’objectif de ce colloque international qui se déroulera les 20 et 21 janvier 2011 est d’envisager la réussite des étudiants de premier cycle en droit par le prisme des pratiques pédagogiques des équipes enseignantes. Il s’agira alors de s’interroger sur les pratiques innovantes qui favorisent cette réussite, dans les disciplines juridiques mais également dans d’autres disciplines, dans une perspective de décloisonnement des travaux.

Dans le prolongement de la réflexion menée depuis 2007 dans le cadre du projet ASAC, nous proposons de nous appuyer sur une meilleure connaissance du profil des apprenants et des causes d’insuccès pour envisager le développement de méthodes d’apprentissage permettant d’une part de réduire le taux d’échec dans les premières années d’études juridiques (Boujut & Bruchon-Schweitzer 2007; Gury 2007) et d’autre part de satisfaire les nécessaires attentes des bons étudiants.

Ce colloque entend alors mener la réflexion à partir de résultats d’enquêtes sur la réussite dans l’enseignement supérieur, mais aussi de bilans d’expériences pédagogiques menées dans des universités françaises ou étrangères, en droit ou dans d’autres disciplines. Dans ce sens, les communications devront s’inscrire dans l’un des trois axes principaux de réflexion:
  • Axe 1: La pédagogie universitaire: un territoire en jachère dans le domaine juridique (constats et expérimentations)
Matière nouvelle par définition parce que non enseignée dans le cursus secondaire, la discipline juridique présente des difficultés particulières qui aggravent la situation d’un public néophyte. En effet, en quelques semaines les étudiants de première année de Licence en droit doivent non seulement s’adapter au rythme universitaire parfois déconcertant, mais encore maîtriser un contenu et des méthodes de travail totalement nouveaux (Coulon 1997 ; Boyer et al. 2001). A ces défis pédagogiques s’ajoute la grande hétérogénéité du public en terme de niveau scolaire, de situation sociale ou de projet professionnel.

Ce premier axe de réflexion consistera donc à envisager l’ensemble des expérimentations et réflexions menées sur la pratique pédagogique en premier cycle de droit.
  • Axe 2 : La pédagogie universitaire : un essai de modélisation
Au-delà des expérimentations isolées, l’objectif de ce colloque est de contribuer à la construction d’un modèle pour une plus grande réussite des étudiants. La notion de modèle renvoie aux travaux de Savoie-Zajc (1993): «Le modèle consiste en un guide, en une carte. Comme tel il représente une aide à la pensée. Grâce à son utilisation, une meilleure visualisation et une compréhension de l’ensemble d’un phénomène sont permises. Le modèle, souvent aussi, donne des indications sur le type et la quantité de données qu’il est nécessaire de recueillir et d’analyser afin de pouvoir agir sur une réalité.»

Ce deuxième axe de réflexion consistera à s’interroger sur la faisabilité d’un modèle, ou à tout le moins à proposer des pistes de réflexion en vue de l’émergence d’un ou plusieurs modèles.
  • Axe 3: La pédagogie universitaire : un espace de circulation et de diffusion
La pédagogie universitaire peut être considérée comme un espace de discussion. Dans cette perspective, elle est l’occasion de vérifier si un partage des expériences en ce domaine peut contribuer à l’enrichissement du champ disciplinaire ou si au contraire la pédagogie est un instrument résolument disciplinaire.

Ce troisième axe de réflexion consistera à envisager le décloisonnement des disciplines pour un enrichissement mutuel et à tester une structure pédagogique commune. In fine, ce colloque permettra de s’interroger sur la pédagogie comme vecteur de la restauration de la place de l’université.

Les propositions de communication doivent s’inscrire dans l’un des axes retenus, à partir de recherches ou d’expérimentations pédagogiques en droit, en sciences de l’éducation ou en sciences sociales. Elles devront contenir les éléments suivants :
  • 6000 signes ;
  • le titre de la communication, sa problématique et le matériau d’enquête exploité, le ou les auteurs ;
  • un court CV de(s) auteur(s).
Les communications devront être transmises avant le 25 septembre 2010 A l’adresse: mflores@univ-lr.fr
La liste des propositions retenues par le comité scientifique sera communiquée le 15 novembre 2010.
La version finale des communications retenues sera à remettre pour le 15 décembre 2010 en observant la feuille de style (V. Annexe).
Ce colloque se tiendra à la Faculté de droit, de sciences politique et de gestion de l'Université de La Rochelle les 20 et 21 janvier 2011.
 
Comité scientifique:
  • Pascal Ancel, professeur de droit privé, Université Jean Monnet, Saint Etienne
  • Jacques Bouineau, professeur d'histoire du droit, Université de La Rochelle
  • Hervé Croze, professeur de droit privé, Université Jean Moulin Lyon III
  • Christian Eskhenazi, directeur de l'Institut Universitaire Polytechnique
  • Magalie Flores-Lonjou, maître de conférences en droit public, Université de La Rochelle
  • Alban Jacquemart, doctorant en sociologie, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, IRIS
  • Burt Kasparian, maître de conférences en histoire du droit, Université de La Rochelle
  • Grâce Kraska, BIATOSS, cellule @ctice, Université de La Rochelle
  • Pierre-Claude Lafond, professeur titulaire, Université de Montréal
  • Céline Laronde-Clérac, maître de conférences en droit privé, Université de La Rochelle
  • Agnès de Luget, maître de conférences en droit public, Université de La Rochelle
  • Lionel Miniato, maître de conférences en droit privé, Université de Toulouse, Centre Champollion
  • Sébastien Pimont, maître de conférences en droit privé, Université de Savoie
  • Elise Poillot, professeur de droit civil à l'Université du Luxembourg
  • Annie Rochette, professeur au Département des Sciences Juridiques Université du Québec à Montréal
  • Barbara Villez, professeur de langues et cultures juridiques, Université Paris VIII
Comité d’organisation:
Annexe: Feuille de style 
(cf. site Internet de Calenda: http://calenda.revues.org/nouvelle17040.html)

Note: 1 Aquisition des SAvoirs et Compétences : constat, analyse, modèle pour une plus grande réussite de l’étudiant juriste, projet de recherche dirigé par Magalie Flores-Lonjou, Céline Laronde-Clérac et Agnès de Luget, Faculté de Droit, Science politique et de Gestion de l’université de La Rochelle, Région Poitou-Charente 2007-2010.

Contact
Magalie Flores-Lonjou; Agnès de Luget; Céline Laronde-Clérac
courriel: mflores@univ-lr.fr 
 
Université de La Rochelle
Faculté de droit
45, rue François de Vaux de Foletier
17024 La Rochelle cédex 01

Source: «Quelle(s) pédagogie(s) pour l’étudiant juriste?», Appel à contribution, Calenda, publié le jeudi 01 juillet 2010, http://calenda.revues.org/nouvelle17040.html

16 juil. 2010

ULBAppel à candidatures pour 3 bourses de doctorat: ARC Fac de droit de l’ULB (2010-2015), "Le juge, un acteur en mutation", Bruxelles (limites: 15 sept. et 15 oct. 2010)

Information transmise par Fr. Audren:
Université Libre de Bruxelles - Université d'Europe
Faculté de Droit - École des Sciences criminologiques 
Appel à candidatures pour trois bourses de doctorat
 
Action de Recherche Concertée (ARC) de la Faculté de droit de l’ULB (2010-2015)

 
Le juge, un acteur en mutation

Bruxelles
(limites 15 sept. et 15 oct. 2010)


I. Description de la rechercheLe 1er octobre 2010 débutera au sein de la Faculté de droit de l’ULB une recherche collective sur le thème du juge. Cette recherche, qui s’étalera sur cinq ans, tentera de faire la lumière sur les diverses facettes de l’action du juge, qui ne correspond plus au mythe d’un juge passif, «bouche de la loi»: le juge est de plus en plus actif dans la procédure et sommé d’être efficace; le juge est de plus en plus mobilisé sur des questions de société et «activé» dans le cadre de stratégies politiques; le juge subit l’influence croissante de ses pairs et interagit davantage avec eux; le juge est un acteur engagé sur la scène internationale, parfois activiste, développant une jurisprudence créatrice.

La recherche, qui permettra la réalisation d’au moins trois thèses de doctorat, se déclinera en trois axes principaux:
  1. Le juge «actif» et «efficace»: l’évolution de l’office du juge le transforme en véritable garant du procès équitable et d’un service public de la justice tout entier tourné vers les attentes du justiciable. Elle renvoie à la nécessité de soumettre la justice à des formes de contrôle et d’encadrement, parfois au risque de compromettre l’indépendance des magistrats et le principe de la séparation des pouvoirs.
  2. Le juge en interaction: le droit constitutionnel contemporain est marqué par un décloisonnement des sources et des influences qui conforte des connivences entre juges, voire des convergences entre systèmes juridiques, en remettant parfois en cause certains éléments fondateurs des cultures et traditions juridiques particulières. L’interaction entre juges les place en situation de comparaison et de concurrence, stimulant leur faculté d’initiative et ouvrant la voie à une utilisation plus stratégique de la jurisprudence.
  3. L’activisme du juge pénal international: depuis l’apparition des tribunaux pénaux internationaux, le juge s’est imposé comme l’un des acteurs centraux du développement du droit pénal international, jouant un rôle normatif considérable. Cet activisme judiciaire, que ce soit sur le fond ou sur le plan plus formel du discours du juge, est plus ou moins explicite et justifié par les juges eux-mêmes, et le projet de recherche a pour objectif d’en faire une étude systématique.
II. Objectifs poursuivis

Cette recherche poursuit trois objectifs principaux:
  1. En premier lieu, il vise à faire un bilan sans concession de l’action du juge dans notre société complexe et de combler ainsi le vide partiel de la doctrine francophone de tradition continentale. En Belgique par exemple, les mutations de la fonction de juge et du rôle joué par ce dernier en démocratie sont peu étudiées de façon transversale (dimensions internationales et nationales, champs du droit public et du droit privé, technique juridique et philosophie du droit, etc.). Une attention méthodologique particulière sera ainsi accordée au droit comparé afin de faire toute la lumière sur les caractéristiques de notre tradition, les défis que lui pose la « montée en puissance des juges » et les réponses spécifiques que l’on peut y apporter, notamment quant au contrôle qu’il faudrait ou non imposer à l’action des juges.
  2. En second lieu, ce projet vise à proposer pour la première fois à l’ULB une recherche concertée et intégrée en Faculté de droit, mobilisant les ressources disponibles autour d’un sujet novateur et rassembleur, dont le traitement rigoureux requiert une étroite collaboration entre les différentes disciplines juridiques traditionnellement réparties entre unités de recherche. Cette collaboration et le choix du thème de la recherche rencontrent trois sous-objectifs: Optimiser les ressources de la Faculté et produire une recherche fondamentale de haut niveau; Dépasser les divisions entre unités de recherche thématiques, en particulier les oppositions strictes entre droit public et droit privé, droit national et droit international, afin de répondre au mieux aux défis posés par le droit contemporain; Rendre visible la qualité des travaux tant empiriques que théoriques menés en Faculté de droit sur le thème des mutations de la fonction de juge au sein des démocraties contemporaines.
  3. Ce projet permettra la réalisation de trois thèses de doctorat coordonnées sur le thème du juge et de son action.
Ce projet souhaite associer toutes les forces vives de la Faculté de droit, sur une base volontaire. Dans sa direction, la recherche mobilise quatre Centres de recherche de la Faculté de droit (le Centre Perelman de philosophie du droit, le Centre de droit international, le Centre de droit public et le Centre de droit privé) et sera coordonnée par six promoteurs: Julie Allard, Bernard Blero, Hakim Boularbah, Olivier Corten, Pierre Klein et Johanne Poirier.

III. Appel à candidatures pour trois bourses de doctorat
  • Durée de la bourse: quatre ans (2010/2011 –> 2014/2015)
  • Domaines de recherche principaux: philosophie et théorie du droit, droit constitutionnel, droit administratif, droit pénal international, droit judiciaire.
  • Thème de la recherche: le juge et son action.
  • Objectifs de la bourse: réalisation d’une thèse de doctorat et participation aux recherches collectives du projet. Encadrement par le(s) promoteur(s) et par un Comité d’accompagnement d’envergure internationale.
  • Profils souhaités: les conditions suivantes devront être remplies par les candidat(e)s:
    • Possession d’un Master ou Master complémentaire donnant accès au doctorat (au plus tard au 1er octobre 2011);
    • Excellence du parcours académique;
    • Aptitude à la recherche;
    • Connaissance parfaite du français (thèse en français); maîtrise nécessaire de l’anglais ou du néerlandais selon le thème de recherche.
  • Dossiers de candidature: les dossiers de candidature doivent être envoyés par courrier électronique à Julie Allard. Joindre à la candidature:
    • Un CV détaillé avec photo, format ULB
    • Une lettre de motivation, précisant le domaine (voire le thème) de la recherche envisagée.
    • Un article ou un travail écrit attestant l’excellence et les aptitudes à la recherche du candidat, si possible dans le domaine de recherche envisagé.
    • Un relevé des notes obtenues pendant les cinq années d’études antérieures.

Date limite: 15 octobre 2010 (ATTENTION: avant le 15 septembre 2010 pour une recherche sur le juge pénal international).

15 juil. 2010

Appel à contribution, Sect° thém 36, Onzième congrès de l'AFSP: "Le découpage électoral: histoire, enjeux et méthodes", Strasbourg (limite: 15 oct. 2010)

Information transmise par A. Mergey:
Appel à contribution
Section thématique 36 
Onzième congrès de l'Association française de Science politique (AFSP)
 
Le découpage électoral: histoire, enjeux et méthodes  
(limite: 15 octobre 2010)
Strasbourg 
 
Résumé Expression signifiante pour les observateurs de la vie politique des États parlementaires et pour les professionnels de la politique eux-mêmes, le « découpage électoral » n’a pas été, ces dernières années, une préoccupation majeure des politistes ou des historiens français, L'actualité française récente et la richesse du corpus scientifique en langue anglaise nous incitent à une plus grande curiosité vis-à-vis de cette question.
 
Présentation
Cette section thématique comportera deux ateliers dont les communications devront répondre aux questions suivantes:
  1. . - le découpage électoral comme technologie d'État, expériences passées et contraintes présentes. Il s'agit d'inventorier des expériences passées depuis le XIXe siècle ou plus récentes en insistant sur les contraintes qui pèsent sur les différents acteurs et sur la manière dont ils justifient, critiquent et/ou mettent en oeuvre de nouvelles circonscriptions électorales.
  2. . - savants et experts dans les opérations de définition des circonscriptions électorales.Le découpage électoral mobilise des savants et des savoirs multiples (cartographie, droit des opérations électorales, démographie, etc.) qui doivent être restitués dans leur historicité et dans leurs usages au sein du champ politique. On s'intéressera également aux trajectoires et aux circulations des savants et des experts concernés.
Les propositions de communication reposant sur des matériaux empiriques inédits et/ou permettant une réflexion comparative feront l’objet d’une attention toute particulière.

Envoyer un résumé de 3000 mots pour le 15 octobre 2010  
Contact: 
  • Christophe VOILLIOT, Université Paris-Ouest, UFR DSP - bât. F - casier 160, 200, avenue de la République, 92001 NANTERRE cédex - voilliot@aol.com  
  • Hélène BLAIS, Université Paris-Ouest, 200, avenue de la République, 92001 NANTERRE cédex - hblais@u-paris10.fr
Lieu Strasbourg 
 
URL
AFSP

Source: «Le découpage électoral: histoire, enjeux et méthodes», Appel à contribution, Calenda, publié le mardi 13 juillet 2010, http://calenda.revues.org/nouvelle17092.html
 

J. Boudon, "Le frein et la balance. Études de droit constitutionnel américain", Mare & Martin, 2010

Information transmise par Fr. Audren et J. Boudon:
Julien Boudon
Le frein et la balance
Études de droit constitutionnel américain

Mare & Martin (Droit & Science politique), juillet 2010, 404 p., 25€, ISBN:978-2-84934-073-8


Présentation
Le droit constitutionnel américain reste mal connu en France. Ce constat est d’autant plus étonnant que les États-Unis et la France ont été les premiers pays au monde à rédiger une Constitution et à adopter la forme républicaine de gouvernement. Le présent ouvrage, voulant remédier à cette carence, aborde quelques thèmes cruciaux du constitutionnalisme libéral tel qu’il est né à la fin du XVIIIe siècle.

Ses quatre chapitres permettent de mieux appréhender les enjeux politiques et juridiques qui agitent la première puissance mondiale.

Il y est question de la désignation ô combien médiatique du Président des États-Unis, notamment de la dernière en date, celle de Barack Obama en 2008; de la procédure d’impeachment qui vise à destituer les gouvernants les plus éminents, ainsi que les Présidents Richard Nixon et Bill Clinton en ont fait l’amère expérience; de la révision constitutionnelle qui est à ce point difficile à réaliser que le texte suprême adopté par la convention de Philadelphie en 1787 a été amendé à la marge: on compte autant de révisions constitutionnelles aux États-Unis depuis deux siècles qu’en France depuis cinquante ans et les débuts de la Ve République. Le chapitre final apporte un éclairage exhaustif sur la pierre angulaire du droit constitutionnel contemporain, la séparation des pouvoirs. Où on s’apercevra, à rebours d’une idée commune, que le régime politique américain ne peut être qualifié à coup sûr et définitivement de «présidentiel».

Auteur
Julien Boudon est professeur de droit public à l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Il y enseigne le droit constitutionnel, et notamment le droit constitutionnel américain en master de droit public. Le frein et la balance est le fruit de ce cours rarement prodigué en France. Après avoir étudié l’histoire du droit, l’auteur s’est tourné vers le droit comparé. Il a publié, avec Stéphane Rials, la 13e édition des Textes constitutionnels étrangers, PUF («Que sais-je?»), 2009. (cf. infra Bibliographie sommaire de l'auteur)

Présentation détaillée des quatre grands thèmes qui composent l’ouvrage 

Julien Boudon
Le frein et la balance.
Études de droit constitutionnel américain

L’ouvrage, accessible à un large public, aborde quatre objets essentiels du droit constitutionnel et de la vie politique des États-Unis. Ces objets, qui forment autant de chapitres, sont placés sous le signe des checks and balances, expression classique aux États-Unis pour désigner les «freins et balances» prévus par la Constitution de 1787 pour préserver la liberté. À la lecture de l’ouvrage, on mesure mieux les défis qui se posent aujourd’hui à la première puissance mondiale.

I. - La désignation du Président des États-Unis
Il est souvent affirmé que le Président des États-Unis est élu par le peuple américain tous les quatre ans. La chose est partiellement vraie. En premier lieu, le Président n’est pas élu par le peuple directement, mais indirectement en raison de la structure fédérale du pays. En second lieu, le Président n’est pas toujours élu par le peuple, même indirectement: ce sont toutes les hypothèses où la majorité absolue n’est pas atteinte au sein du collège électoral. Dans ces cas, la Constitution dispose que la Chambre des représentants sera compétente pour désigner le Président, tandis que le Sénat procède pour le Vice-président. En troisième lieu, le Président n’est pas élu tous les quatre ans: c’est l’élection présidentielle qui est organisée avec une telle fréquence. En effet, la Constitution a pourvu à toutes les situations de «vacance» du pouvoir: les règles de succession servent à indiquer celui appelé à remplacer un Président décédé dans l’exercice de ses fonctions, démissionnaire, destitué, etc. Le tableau est donc beaucoup plus complexe que ce qu’on pouvait croire.

II. - La responsabilité politico-criminelle: l’impeachment
Rarement un mécanisme constitutionnel aussi peu utilisé aura autant suscité l’intérêt: l’impeachment, c’est-à-dire la faculté donnée au Congrès de destituer tout officier public des États-Unis, n’a abouti que sept fois et uniquement contre des juges fédéraux. Aucun Président américain n’en a été la victime ou du moins n’en a subi les conséquences ultimes. L’impeachment est en effet scindé en deux phases – une phase d’accusation qui relève de la Chambre des représentants et une phase de jugement qui est de la compétence du Sénat. Or, si aucun Président n’a été révoqué, deux d’entre eux ont été mis en accusation, avec des conséquences capitales pour la suite de leur mandat: le Président Johnson au XIXe siècle et le Président Clinton à l’articulation des XXe et XXIe siècles auront été considérablement affaiblis.
Plus loin, le but de l’impeachment peut être réalisé de façon contournée: la démission est techniquement équivalent à une destitution, ainsi que l’a illustré Richard Nixon en 1974.
Cet exemple prouve qu’une disposition constitutionnelle conserve tout son intérêt, malgré un usage rare: l’impeachment est le seul moyen de mettre fin à l’inamovibilité des juges fédéraux, tandis qu’il pèse sourdement sur les relations entre l’exécutif et le législatif.

III. - La révision constitutionnelle aux Etats-Unis
Il est étonnant que la plus vieille Constitution écrite du monde – elle date de 1787 – ait fait l’objet d’aussi peu de révisions. On ne compte que 27 amendements à la Constitution américaine, le dernier datant de 1992. La Constitution de la Ve République a été modifiée autant de fois en cinquante ans d’existence que l’américaine vieille de plus de 200 ans. Plusieurs raisons sont susceptibles d’expliquer cette situation. La première, d’ordre psychologique, est que les Américains chérissent à tel point leur Constitution qu’ils n’entendent la réviser qu’à la marge. La seconde, d’ordre politique, est que les équilibres trouvés en 1787 sont fragiles et qu’il serait difficile de réaliser un consensus au sujet des dispositions méritant une amélioration. La troisième, d’ordre juridique, tient au caractère très lourd de la procédure de révision visée à l’article V de la Constitution: si on se focalise sur la voie privilégiée pour amender le texte suprême, il faut une majorité des deux tiers dans chacune des Chambres du Congrès au stade de la proposition et une majorité des trois quarts dans les États fédérés au stade de la ratification.

IV. - La séparation des pouvoirs aux États-Unis
La Constitution américaine, se réclamant de Montesquieu, a mis en place une séparation des pouvoirs qui est mal comprise: elle n’est pas synonyme d’étanchéité entre les fonctions et les organes constitués. Elle suppose au contraire l’interaction des pouvoirs, soit pour collaborer, soit pour s’empêcher mutuellement. On oppose souvent la séparation «rigide» des pouvoirs, qui serait celle du régime présidentiel américain, à la séparation «souple», apanage des régimes parlementaires européens. Cette dichotomie est douteuse: l’analyse du système américain prouve qu’il n’y a nulle «rigidité» aux États-Unis. Les checks and balances signifient que les pouvoirs sont dotés des titres constitutionnels leur permettant d’envahir le domaine d’un organe concurrent (ainsi le droit de veto du Président sur les lois du Congrès) et sont également autorisés à se défendre contre les empiètements de leurs rivaux. En vérité, le régime politique américain est fait de négociations incessantes entre le département exécutif et le département législatif.

Bibliographie sommaire de J. Boudon:
Ouvrages
  • Le frein et la balance. Études de droit constitutionnel américain, Mare & Martin, collection Droit et science politique, 2010.
  • Textes constitutionnels étrangers (avec Stéphane Rials), 13e éd., Paris, PUF, collection «Que sais-je?», 2009.
  • Les Jacobins. Une traduction des principes de Jean-Jacques Rousseau, Paris, LGDJ, Bibliothèque constitutionnelle et de science politique, t. 128, 2006.
Articles
  • «Le mauvais usage des spectres. La séparation “rigide” des pouvoirs», Revue française de droit constitutionnel, n° 78, 2009, p. 247-267.
  • Traduction (avec David Mongoin), avec une introduction, de l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis, Bush. v. Gore du 12 décembre 2000, Revue du droit public, 2008, n° 4, p. 1101-1135.
  • «La voie royale selon Mallet du Pan», Revue française d’histoire des idées politiques, vol. 27, 2008, p. 3-41.
  • «Le peuple américain peut-il réviser sa Constitution? À propos d’un livre récent de Stephen Breyer», Revue du droit public, n° 6, 2007, p. 1694-1713.
  • «Esmein, le droit constitutionnel et la Constitution», in S. Pinon et P.-H. Prélot (dir.), Le droit constitutionnel d’Adhémar Esmein, Paris, Montchrestien, 2009, p. 87-109.
  • «La désignation du Président des États-Unis», Revue du droit public, n°5, 2005, p. 1303-1336.

Conférences
  • «Quelle originalité française? Étude comparée du cumul des mandats», allocution prononcée le 6 mai 2010 à Sciences Po Paris dans le cadre du GEVIPAR.
  • «Le privilège de juridiction de l’article 68-1 de la Constitution s’apparente-t-il à une immunité? Autour de l’affaire Clearstream», conférence prononcée à l’Université de Reims le 31 mars 2010 lors de la journée Les immunités pénales.
  • «Les impasses constitutionnelles aux États-Unis. L’exemple du conflit budgétaire en 1995-1996», communication présentée lors du colloque Les conflits en droit constitutionnel, 28 novembre 2008, Université Rennes-I. 
Contacts:
Les Editions Mare et Martin, 11, rue Martel, 75010 Paris -Téléphone: 01.40.20.09.10 -Télécopie: 01.40.20.05.12 - site: www.mareetmartin.com SARL au capital de 7650 Euros - RCS: Paris B 439 545 799 - Siret: 440 091 361 - radical ISBN 2-84934
Martine Cartaux, attachée de presse, 01.40.20.98.44, martine.cartaux@mareetmartin.com

Illustration de couv., supra: Howard Chandler Christy, Scene at the signing of the Constitution of the United States, (Rotunda of the United States Capitol Building in Washington, DC).

Source: http://www.mareetmartin.com/les-editions/livres/le-frein-et-la-balance_julien-boudon_69?PHPSESSID=dafeadba1ac7973e86e484dcf9ce3ca0

13 juil. 2010

Univ J. Moulin-Lyon 3, CLHDPP: Colloque, "De l'Utopie au droit. Histoire des idées, droit privé, droit social, droit du travail, enseignement du droit. Journées en l'honneur de N. Dockes"Lyon , 14-15 oct 2010

Information transmise par A. Mergey et Fr. Audren:
Université Jean Moulin-Lyon 3
Centre lyonnais d’Histoire du Droit et de la Pensée politique

Colloque

De l'Utopie au droit. 
Histoire des idées, droit privé, droit social, droit du travail, enseignement du droit
Journées en l'honneur de Nicole Dockès 

From Utopia to Law. 
Political Ideologies, Private Law, Social Law, Law Schools
In honor of Nicole Dockes 

14-15 octobre 2010 
Lyon 
Résumé

Les 1ères Journées Lyonnaises d'Histoire du Droit, organisées les jeudi 14 et vendredi 15 octobre prochains à l'Université Jean Moulin Lyon 3 par le CLHDPP (Centre Lyonnais d'Histoire du Droit et de la Pensée Politique) sont dédiées au Professeur Nicole Dockès. Une cinquantaine de communications sont programmées, dans le domaine de l'histoire des idées politiques, du droit privé, doit social, droit du travail et de l'enseignement du droit.

Présentation
Le Professeur Nicole Dockès-Lallement a pris sa retraite voilà deux ans. Durant sa longue et riche carrière, elle a été un élément majeur de la section d'histoire du droit de l'université Jean Moulin Lyon 3. Ses collègues et amis ont décidé de lui dédier les premières Journées Lyonnaises d'Histoire du Droit, qui auront lieu le jeudi 14 et le vendredi 15 octobre 2010. Le programme en est dense, avec près d'une cinquantaine de communications, qui seront publiées dans un volume d'acte accompagné de mélanges en l'honneur de Nicole Dockès.

1ères JOURNEES LYONNAISES D’HISTOIRE DU DROIT
organisées par le Centre lyonnais d’histoire du droit et de la pensée politique (Université Jean Moulin LYON 3) en l’honneur de Nicole Dockès
JEUDI 14 OCTOBRE
9h. - Accueil, Présentation

  • 9h30. - Allocutions des Professeurs Hugues Fulchiron, Président de l’Université Jean Moulin; Louis-Augustin Barrière,Doyen de la Faculté de Droit; David Deroussin, Directeur du CLHDPP. 
10h. - Pause café


10h30 Début des Travaux, en 2 Ateliers:

ATELIER MORE: Histoire des idées Politiques 
Présidence: Christian Bruschi

  • 10h30. - Édouard RICHARD, La métaphore animale du marchand et du capitalisme dans les idées politiques et la littérature (Antiquité - XXIe siècle)
  • 11h. - Géraldine CAZALS, Une utopie à la Renaissance…
  • 11h30. - Éric GOJOSSO, Droit naturel et limitation du pouvoir monarchique en France à l’époque moderne
  • 12h. - François QUASTANA, Mirabeau et le républicanisme anglais.
  • 12h30. - Jérôme FERRAND, Nature et politique dans l’œuvre de Sylvain Maréchal.

13h Pause Déjeuner

14h 30 Reprise des Travaux

ATELIER MORE: Histoire des idées Politiques 
Présidence: Jacques Krynen

  • 14h30. - Albert RIGAUDIÈRE, De la doléance à la loi: l'ordonnance du 3 mars 1357
  • 15h. - Christian CHÊNE, Le consulat de Bassora dans la 2e moitié du XVIIIe siècle.
  • 15h30. - Claude BONTEMS, Un instrument d’expression des partisans de la colonisation de l'Algérie: La première Revue Africaine (1836-1838).
  • 16h. - Renée MARTINAGE, Le délit d’opinion sous la Monarchie de Juillet, l'exemple du Nord.
  • 16h30. - Olivier VERNIER, Le renouveau de l’héraldique des collectivités locales sous Vichy: une initiative rhodanienne.
  • 17h. - Corinne LEVELEUX-TEIXEIRA, Serment politique et loyauté du citoyen.
  • 17h30. - Jacqueline DAVID, Le charivari, ou le conflit de deux normes

18h. - Clôture des Travaux du Jeudi 14 Octobre

ATELIER OZANAM: Droit privé, droit social. Enseignement du droit 
Présidence: Jean Hilaire

  • 10h30. - Soazick KERNEIS, La leçon du maître gaulois. Le Gaius d'Autun
  • 11h. - Jean-François BRÉGI, Les origines guerrières de la propriété romaine.
  • 11h30. - Jeanne-Marie TUFFERY-ANDRIEU, L'Engan. Contribution à l'étude du dol sur quelques denrées alimentaires dans les droits locaux de Languedoc XIIe-XVe s.
  • 12h. - Virginie LESAGE, La femme normande marchande publique...
  • 12h30. - Christiane DEROBERT, Le commerce de la photographie licencieuse de 1851 à 1939

13h. - Pause Déjeuner


14h30. - Reprise des Travaux
ATELIER OZANAM : Droit privé, droit social. Enseignement du droit 
Présidence: Norbert Olszak

  • 14h30. - Sébastien ÉVRARD, Séduction et le juge. Autour de quatre rapts de séduction jugés par le bailliage de Lons-le-Saunier au XVIIIe siècle.
  • 15h. - Laurence SOULA, La femme séduite face aux juges de 1804 à 1914.
  • 15h30. - Françoise FORTUNET, Un code du droit des femmes à l'aube de la Troisième République.
  • 16h. - Jacques LORGNIER, Les Monnaies, une justice professionnelle et criminelle à la souveraineté contestée (milieu du 16e-milieu du 17e siècle).
  • 16h30. - Pierre ALLORANT, La solution d’un industriel à la crise financière et au paupérisme: Thomas Guinier et le crédit national sous la Seconde République et le Second Empire…
  • 17h. - Nathalie GOEDERT, De l'empire des pères à l'emprise des mères: quel statut pour le père séparé?
  • 17h30. - Catherine LECOMTE, Les parlementaires de la vallée du Rhône et la loi de séparation de l’Église et de l’État.

18h Clôture des Travaux du Jeudi 14 Octobre

VENDREDI 15 OCTOBRE 
9h30 Reprise des Travaux, en 2 Ateliers:
ATELIER HOBBES: Histoire des idées Politiques 
Présidence : Jean-Louis Halpérin
  • 10h. - Martial MATHIEU, Les droits de l'homme selon Shelley.
  • 10h30. - Yvon LE GALL, L'épisode égyptien de Bossuet
  • 11h. - Victor MONNIER, Le Général Bonaparte et le Corps helvétique en 1796-1797
  • 11h30. - M.-Bernadette BRUGUIÈRE, Germanophilie et germanophobie au XIXe siècle.
  • 12h. - Karen FIORENTINO, Le discours parlementaire sur la procédure du congrès.
  • 12h30. - Jacques FOVIAUX, Geneviève et Identité
13h. - Pause Déjeuner 

14h30. - Reprise des Travaux

ATELIER HOBBES : Histoire des idées Politiques 
Présidence : Michel Ganzin
  • 14h30. - Alfred DUFOUR, Rousseau et Calvin ou la matrice calvinienne de la pensée politique de Rousseau.
  • 15h. - Jacques BOUVERESSE, Le “choc de 1840”.
  • 15h30. - Solange SÉGALA, Le droit d'être armé au XIXe s., un principe de droit naturel protégé par la constitution? Quelques remarques historiques sur les spécificités françaises, au regard de la jurisprudence récente de la Cour suprême des États-Unis.
  • 16h. - Jean-Pierre BAUD, La liberté d’opprimer
  • 16h30. - Éric GASPARINI, La procédure de l'homologation dans l'administration de la justice pénale indigène dans les colonies françaises
  • 17h. - François SAINT-BONNET (titre indéterminé)
  • 17h30. - Mario ASCHERI, Formalisme des juristes et formalisme des historiens …
18h. - Réunion générale et Clôture des Travaux

ATELIER CAILLEMER: Droit privé, droit social. Enseignement du droit 
Présidence: David Deroussin
  • 10h. - Jean-Pierre POLY, Le vocabulaire du travail et la mémoire des pauvres.
  • 10h30. - Jean-Pierre LE CROM, Paul Durand, théoricien du droit du travail.
  • 11h. - François LORMANT, Peut-on parler d'une “Ecole de Nancy” en Droit du travail?
  • 11h30. - Farid LEKÉAL, Les difficultés d’élaboration d’une nomenclature relative aux conditions de travail.
  • 12h. - Renaud BUEB, La loi du 7-8 décembre 1909 sur le payement des salaires des ouvriers et employés.
  • 12h30. - Jean-Pierre ALLINNE, Jalons pour une histoire culturelle de la firme: grandes écoles et fonction publique, une voie française de la croissance, 1920-1980..
13h. - Pause Déjeuner
14h30. - Reprise des Travaux

ATELIER CAILLEMER: Droit privé, droit social. Enseignement du droit 
Présidence: Stéphane Pillet
  • 14h30. - Hugues RICHARD, Les difficultés de la nomination d’un juge de paix à Semur-en-Brionnais en 1840.
  • 15h. - Sophie DEMARE-LAFONT, L'enseignement des droits cunéiformes depuis le début du XXe siècle
  • 15h30. - Jean-Louis THIREAU, La convenientia en Val-de-Loire (VIIe-XIIIe siècles)
  • 16h. - Jean-Marie CARBASSE, Un professeur de droit privé aux prises avec la justice: Guillaume Séguier (Montpellier, début du XIVe siècle).
  • 16h30. - Anne LEFEVRE-TEILLARD (titre indéterminé)
  • 17h. - Jacques POUMARÈDE, François Olivier-Martin, pompes et circonstances.
  • 17h30. - Zulal MUSLU, Les tribunaux mixtes dans l'Empire ottoman: De l'adaptation ottomane à la règle du locus regit actum?
18h. - Réunion générale et Clôture des Travaux

Fichiers à télécharger sur le site de Calanda
PROGRAMME-1_resJourn_esLyonnaisesHD.pdf

Lieu
Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3 - Faculté de droit - 15, quai Claude Bernard

Plan



Contact
Christian LAURANSON-ROSAZ - laurosaz@gmail.com - Allée Vitalis Royet 43120 MONISTROL SUR LOIRE 

Url 
Source: «De l'Utopie au droit. Histoire des idées, droit privé, droit social, droit du travail, enseignement du droit», Colloque, Calenda, publié le vendredi 09 juillet 2010, http://calenda.revues.org/nouvelle17051.html

E. Gojosso & A. Vergne (dir.), "La province: circonscrire et administrer le territoire de la République Romaine à nos jours", Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers, 2010

Information transmise par A. Mergey:
Eric Gojosso et Arnaud Vergne (dir.)
La province: circonscrire et administrer le territoire de la République Romaine à nos jours 

Faculté de droit et des sciences sociales de Poitiers, à paraître en juillet 2010, 522 p., ISBN:978-2-275-02838-5 / EAN13:9782275028385, 39€.
 
Présentation
Depuis l'élaboration du terme latin «provincia », la « province » a pris des formes variées à travers l'espace et le temps, permettant à différents pouvoirs temporels - États et Empires - ou spirituel - Église catholique - d'asseoir leur autorité sur des territoires circonscrits.
Ce livre aborde, dans un premier temps, les fondements de l'idée de «province». Il étudie les innovations de la République romaine, les transformations constatées dans le droit romain tardif, la réalité des «provinces ecclésiastiques», les conceptions des juristes savants médiévaux et l'opinion du pape Pie II.
Il traite ensuite des «provinces» françaises aux temps modernes, les envisageant d'abord à travers trois illustrations distinctes, aux problématiques spécifiques: la Guyenne, la généralité de Paris et une province d'Outre-Atlantique. Puis il analyse plusieurs termes désignant différents territoires à la fin de l'Ancien Régime, avant de mettre en lumière les critiques qui ont été formulées à l'encontre des provinces traditionnelles de l'ancienne France.
Cet ouvrage se poursuit avec un examen des mutations que les «provinces» ont connu à la fin des temps modernes et au début de l'époque contemporaine. Il met en lumière des aspects caractéristiques du passage des anciennes provinces françaises aux régions actuelles, de la Nouvelle-France à la province of Québec, des provinces illyriennes sous domination française à la province autrichienne de Carniole, de l'empire annamite à la province de Cochinchine, dans l'empire français de la fin du XIXe siècle.
Un épilogue consacré aux enjeux territoriaux de la France actuelle clôt cette recherche collective.


Table des matières
Première partie. - Fondements romains et médiévaux
Chapitre 1. - D. Kremer, Province sans province. A propos de la provincia sous la République romaine
Chap. 2. - A. Laquerrière-Lacroix, L’idée romaine de province. L’apport du droit tardif
Chap. 3. - J. Péricard, La province ecclésiastique au Moyen Âge. Divergences entre législation et réalité politique
Chap. 4. - C. Siméant, Provincia et populus d’après les juristes médiévaux
Chap. 5. - K. Skrubej, La province de Carinthie d’après E. S. Piccolomini, De Europa, 1458/1490: locus, populus, imperium dans une perspective diachronique
Deuxième partie. - Développements modernes en France
Chap. 1. - E. Frêlon-Allonneau, L’administration d’une province: l’exemple de la Guyenne à l’entour du XVIe siècle
Chap. 2. - C. Lecomte, Les Intendants de la généralité de Paris: des destinées exceptionnelles
Chap. 3. - D. Gilles, Administrer une province ultramarine sous l’Ancien Régime: la Nouvelle-France
Chap. 4. - A. Vergne, Province, région, pays, gouvernement, généralité et intendance au dernier siècle de l’Ancien Régime
Chap. 5. - A. Mergey, La contestation de l’idée traditionnelle de province au XVIIIe siècle

Troisième partie. - Approches transversales et aspects contemporains
Chap. 1. - J.-M. Augustin, Le Poitou-Charentes: des Provinces à la Région
Chap. 2. - De la province de Nouvelle-France à la Province of Quebec: administrer les frontières de l’altérité
Chap. 3. - J. Kranjc, La législation provinciale et la traduction des lois centrales en slovène: le cas de la province de Carniole
Chap. 4. - M. Kambic, Les capitales de province par rapport à l’administration provinciale et étatique dans l’ancienne Autriche: l’exemple de la capitale de la Carniole
Chap. 5. - E. Gojosso, Les provinces dans l’Empire colonial français: l’exemple de la Cochinchine (1861-1876). Première approche

Epilogue
J.-F. Lachaume, Brèves remarques sur la situation actuelle des collectivités territoriales en France

Institute of Global Law at UCL & MFO, "Law, Regligion & Education: Religious Freedom in the Sphere of Education", Oxford, 8-9 oct. 2010

Information transmise par Fr. Audren:

A two-day conference organised by
The Institute of Global Law at UCL

and Maison Française d’Oxford


Law, Regligion & Education:
Religious Freedom in the Sphere of Education

 
8th & 9th October 2010
Oxford

This event is supported by
  • UCL Grand Challenges
  • Ecole normale supérieure
  • Laboratoire d'Etudes juridiques et politique de l'Université de Cergy-Pontoise
  • IESR
  • UCL Institute for Human Rights
  • Institue of Advanced Legal Studies
  • CHERPA Science Po Aix
  • Ambassade de France au Royaume-Uni
  • Cultural Department of the French Embassy in the UK
ABOUT THE CONFERENCE
Religion has returned forcefully both as a subject of academic debate, as a lived reality in contemporary societies and as a renewed challenge for secular systems of governance. The Conference will examine the relationships between “Law, Religion and Education”, addressing the accommodation of religious diversity as well as the content and meaning of education, notably religious education, in a human rights context.
The topic addressed and examined over two days is full of tensions and complex issues. It is also extremely newsworthy. In the Lautsi case at the European Court of Human Rights it was recently held that the presence of crucifixes the classroom at State schools was contrary to the State’s duty of neutrality and violated the plaintiff’s right to freedom of religion under Article 9 of the Convention.
In a comparative and multidisciplinary perspective, this extremely timely project will study the key concepts of laïcité, discrimination and religious freedom; it will present the different models of religious regulation adopted in Europe, and different models of Church-State relations. General sessions will be followed by case studies targeting topical and controversial issues raised in various European jurisdictions under three different headings: defining religious beliefs, defining teaching content and religious symbols.

WHO SHOULD ATTEND
The conference will be attended by academics, legal practitioners, NGOs and policy advocates in the fields of law, religion and education. This conference is directly relevant to legislators and policy makers given ongoing discussion on bills before the French and British parliaments.
This conference venue is Maison Française d’Oxford, 2-10 Norham Road, Oxford OX2 6SE
PROGRAMME
DAY ONE: Friday 8th October
9h30. - Registration
  • 10h. - Welcome by Prof. Luc Borot and Dr. Myriam Hunter-Henin
SESSION I. - RELIGION AND EDUCATION: KEY CONCEPTS
Laïcité, Integration, Discrimination and Religious Freedom
Chair: Prof. Christopher McCrudden, Lincoln College (Oxford)
  • Tensions on Laïcité: Ideological manipulations by the French radical right and the British left, Prof. Luc Borot (MFO)
  • The Classroom as an Integration Lab, Dr Lorenzo Zucca (King’s College London)
  • Non-discrimination and Laïcité in Schools: Two concepts at odds?, Prof. Gwénaële Calvès (Université Cergy-Pontoise)
  • The Right of the Child to Religious Freedom and Education: Key issues in international human rights law, Dr Sylvie Langlaude (Queen’s University Belfast)
11h30. - Refreshments

12h. - SESSION II: RELIGION AND EDUCATION: DIFFERENT MODELS
 Chair: Dr Prakash Shah (Queen Mary, University of London)
  • What Place Does Religious Education Have in State Schools and Catholic Schools in France?, Dr Blandine Chelini-Pont (Université Aix-en-Provence)
  • Religion in the Turkish Education: Nationalisation between secularisation and islamisation, Dr Kerem Altiparmak / Hasan Sayim Vural (Ankara University)
  • The Northern Irish Model of Religion and Education, Prof. Christopher McCrudden (Lincoln College, Oxford)
13h. - Lunch

14h30. - SESSION III: RELIGION AND EDUCATION: DIFFERENT MODELS 
Chair: Prof. Jean-Paul Willaime (IESP Paris)
  • Education, Religion and Regionalism in the Context of the Church-State Relations Laws of England and Wales, Prof. Norman Doe (Cardiff Law School)
  • Religious Education in a Religiously Neutral State: The German model, Prof. Heinrich de Wall (Friedrich-Alexander-Universität, Erlangen)
  • The Teaching of Religion in Spain: An ongoing controversy, Dr Javier Oliva (University of Bangor)
  • The Ambiguous Status of Religion in Italian Public Education: A (bad) model for Europe?, Prof. Marco Ventura (University of Siena)
16h. - Refreshments

16h30. - SESSION IV: DEFINING RELIGIOUS BELIEFS IN EDUCATIONAL CONTEXT CASE STUDIES 
Chair: Prof. Norman Doe (Cardiff Law School)
  • Religious Discrimination and Schools: The employment of teachers and the public sector duty, Prof. Lucy Vickers (Oxford Brooks University)
  • Jewish Schools in France: A mapping of their Jewish identity proposals, Prof. Martine Cohen (CNRS Paris)
  • Having Faith in our Schools?: Struggling with religious definitions, Dr Arif Jamal (UCL) / Dr Farid Panjwani (The Aga Khan University, London)
  • On Turbans, Bangles and Headscarves: Accommodating religious symbols in schools, Prof. Maleiha Malik (King’s College London)
18h. - Drinks Reception
19h30. - Speakers’ Dinner
DAY TWO: Saturday 9th October
9h30. - Registration
10h. - SESSION V: TEACHING CONTENT– RELIGIOUS EDUCATION 
Chair: Prof. Luc Borot (Director, MFO)
  • Religious Education in Multi-Faith Europe, Peter Cumper (University Leicester)
  • Opt-Outs: A sufficient means to protect religious liberty in schools?, Dr Alison Mawhinney & Dr Yuko Chiba (Queen’s University Belfast)
  • Religious Education in Public Schools of Alsace and Moselle: A special status confronted to social evolution, Jean-Marie Woehrling (Strasbourg, Institut du droit local alsacien-mosellan)
11h15. - Refreshments
11h45. - SESSION VI: TEACHING CONTENT –BEYOND RELIGIOUS EDUCATION 
Chair: Dr George Letsas (UCL)
  • Evolution, Creationism and Intelligent Design: What may and may not be taught in US schools, Prof. Eric Barendt (UCL)
  • Beating People Is Wrong: Campbell and Cosans, Williamson and their aftermath, Frank Cranmer (Cardiff Law School)
  • History Textbooks and the Teaching about Religious Issues in France, Anna van den Kerchove (IESR, Paris)
13h20 Lunch
14h30 SESSION VII: RELIGIOUS SYMBOLS - CASE STUDIES 
Chair: Dr Myriam Hunter-Henin (UCL)
  • Crosses, Bracelets, Rings and Veils: The accommodation of religious symbols in the uniform policies of English schools, Prof. Mark Hill QC (Cardiff Law School / 3 Pump Court Chambers)
  • Religious Symbols in UK Schools: Teachers and other staff, Dr Russell Sandberg (Cardiff Law School)
  • The Lautsi Case: What the Strasbourg court decided, Dr George Letsas (UCL)
  • Religious Symbols in German Schools, Dr Tobias Lock (UCL)
  • Laïcité Unveiled!, Prof. Raphaël Liogier (Sciences Po, Aix-en-Provence)
16h15 Refreshments
17h00 End of Conference
OTHER INFORMATION
Enquiries
 Maria Keeley UCL Faculty of Laws - Direct telephone: +44 (0)20 7679 1478 - Direct fax: +44 (0)20 7679 1424 - Email: m.keeley@ucl.ac.uk

Post
Maria Keeley, Institute of Global Law, UCL Faculty of Laws, Bentham House, Endsleigh Gardens, London WC1H 0EG
Venue
This conference is being held at:
Maison Française d’Oxford, 2-10 Norham Road, Oxford OX2 6SE
BOOKING FORM
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I will be attending:
The Full conference
Day 1 only - 8 October
Day 2 only - 9 October
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Date: ...................................................................
The information you provide on this form will be held on a database and may be used by UCL for the marketing of future UCL events.
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Maria Keeley, Institute of Global Law, UCL Faculty of Laws, Bentham House, Endsleigh Gardens, London WC1H 0EG or Fax it to: 020 7679 1424

Source et programme en pdf: http://www.ucl.ac.uk/laws/global_law/content.shtml?events

9 juil. 2010

Collectif "Jean Foyer - In memoriam" [Mélanges Jean Foyer], Litec-Eds du JurisClasseur, 2010


Information transmise par A. Mergey:
Collectif
Jean Foyer - In memoriam
[Mélanges Jean Foyer]


Litec-Eds du JurisClasseur (Mélanges), juin 2010, 476 p., ISBN: 978-2-7110-1388-3, 98€ 
Présentation éditeur
Avec l'avènement de la Ve République et l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle en 1958, Jean Foyer connaîtra, lui qui n'avait pas sollicité une entrée en politique, un parcours d'homme d'État exceptionnel. Il sera maire, conseiller général et régional, député de Maine-et-Loire, président de la Commission des lois constitutionnelles à l'Assemblée nationale, secrétaire d'État aux Relations avec les États de la Communauté puis ministre de la Coopération de 1960 à 1962. Enfin et surtout, il sera garde des Sceaux, ministre de la Justice, de 1962 à 1967 et ministre de la Santé de 1972 à 1973.
Il n'est pas facile de résumer une vie aussi remplie, sinon par quelques traits dominants qui ne sont pas toujours exempts de quelques contradictions : angevin et parisien, républicain et légitimiste, homme de tradition et de modernité, gallican, comme Bossuet qu'il admirait, et ultramontain par vénération pour les papes Jean-Paul II et Benoît XVI qu'il avait fait élire à l'Institut et qu'il n'avait pu accueillir sous la Coupole en septembre 2008, quelques jours avant sa disparition le 3 octobre.
Il laisse une oeuvre considérable, parfois de littérature grise, d'auteur, d'historien, d'académicien, de polémiste, d'admirateur (de Richelieu, Louis XIV, d'Aguesseau, de Maupeou, Portalis...), de lettré et de juriste («un aristocrate du droit», dira Philippe Malaurie).
Il fut un honnête homme du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Il est impossible de l'oublier. Ses collègues et amis ont désiré par cet ouvrage lui rendre à nouveau hommage.