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23 juil. 2010

"Clio@Themis" n°3, juillet 2010, Dossier: "L’Homme de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est-il une femme?"

Information transmise par  Fr. Audren:
Clio@Themis n°3
Juillet 2010
Dossier: 
L’Homme de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est-il une femme?

Nota: les articles sont disponibles en plein texte et au format pdf sur le site Internet de Clio@Thémis, auquel renvoient les liens hypertextes infra.

Sommaire du numéro
Dossier: 
L’Homme de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est-il une femme?
Il est clair que l’éternel dans l’histoire, ne peut être autre chose que le produit d’un travail historique d’éternisation [1]. 1. Lors d’un colloque qui s’est tenu en 2004 à Sendai au Japon, Dominique Rousseau affirmait : « Pays des droits de l’homme, la France a du mal à devenir le pays des droits de la femme [… et que] la visée universaliste de la Déclaration de 1789 repose sur un “voile d’ignorance” posé sur tous les particularismes afin de saisir l’homme dans son essence, en tant qu’être et non (...)
Résumé: Qui était l’«Homme» de la Déclaration des droits de 1789? L’incertitude règne pour définir et qualifier cet Homme dont le «H» majuscule occupe à lui seul une partie de l’historiographie des dernières années: est-il l’Homme générique, l’être doué de raison qu’y a vu Condorcet, ou bien l’homme « mâle », l’être sexué dénoncé par Olympe de Gouges? Est-il l’Homme de la nature, distinct du citoyen auquel il est apposé dans le titre de la Déclaration, ou bien l’un prolonge-t-il l’autre pour constituer une seule (...)
Résumé: Qui représentait l’Homme de la Déclaration des Droits de 1789? A quels individus de chair et d’os cette catégorie abstraite renvoyait-elle? Olympe de Gouge et les féministes qui se réclamèrent de l’héritage révolutionnaire apportaient une première réponse pour faire reconnaître le caractère bi-sexué de l’Homme et être inclues dans le corps des citoyens. A côté d’elles, d’autres voix féminines se prononcèrent pour une autre catégorisation du genre de l’Homme. En opérant un double déplacement dans le (...)
Résumé: Exclue de la citoyenneté au plan politique, la femme ne l’est pas pour autant du point de vue civil : la loi des 20-25 septembre 1792 qui institue le divorce en témoigne : elle lui permet de demander unilatéralement la rupture du lien conjugal au motif de «l’incompatibilité d’humeur ou de caractère». Dans le climat réactionnaire de l’après Thermidor, les révolutionnaires tentent de restreindre ce divorce unilatéral. Ils préparent ainsi le terrain au Code civil qui non seulement supprime le (...)
Résumé: Dans le cadre d’une lecture politique de la physiocratie, cet article a pour objet de mettre en relief les matrices économiques du discours sur les droits élaboré en France au XVIIIème siècle, ainsi que leurs implications sur le genre élaborées en particulier par Condorcet, l’un des protagonistes révolutionnaires proches de la physiocratie. Dans cette perspective, nous proposons une relecture de la contribution du rationalisme politique de la physiocratie à la Déclaration des droits de (...)
Résumé: L’objectif de cet article est d’ébaucher les représentations de la femme et de l’homme telles qu’elles se dégagent du débat sur le luxe en Italie au XVIIIe siècle, pour chercher de saisir les raisons politiques qui les ont nourries. L’article se propose de démontrer que, dans le cadre de l’expérience révolutionnaire italienne, l’idéologie politique de la consommation fut utilisée pour différencier les représentations des hommes et des femmes, ainsi que pour définir la citoyenneté comme tout d’abord (...)

Varia
Résumé: Par delà le problème de la valeur juridique des déclarations de droits, cette recherche a pour objet de cerner les circonstances qui présidèrent à leur usage sous la Révolution. Ces textes sont en effet mobilisés avec beaucoup de circonspection par les corps administratif et judiciaire. Quiconque envisage d’inscrire son action sous leur bannière doit être en mesure d’évaluer la portée politique de sa décision. C’est pourquoi les déclarations de droits représentent un enjeu de premier (...)
Traduction
Note introductive par Françoise Michaut [1] 1. Après avoir évoqué l’œuvre d’Oliver Wendell Holmes, Jr. dans la rubrique histoire de la théorie du droit américaine du précédent numéro de la revue, il est assez logique de se pencher aujourd’hui sur celle de Louis D. Brandeis. 2. Louis D. Brandeis (1856-1941), dans ses fonctions d’avocat, de théoricien du droit et de juge à la Cour Suprême des Etats-Unis donne une remarquable illustration de ce que peut être la «sociological jurisprudence» sous son (...)

Revue "Commentaire", vol. 33/n°130 - été 2010 & DVD collection "Commentaire" 1978-2009

Revue Commentaire
Volume 33/Numéro 130 - été 2010

Revue fondée par R. Aron
 
«Il n’y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans vaillance»
Thucydide
Sommaire
Politique mondiale
  • Gilles ANDREANI et Bassma KODMANI, Le processus de paix israélo-arabe: après l’échec?
  • Frédéric ENCEL, L’Union européenne face à Israël
  • Walter LAQUEUR, La stratégie musulmane de la Russie
  • Françoise THOM, Le partenariat stratégique franco-russe: inutile et incertain 
  • Anders ÅSLUND, Les élections présidentielles ukrainiennes
La Crise (suite)
  • Jacques DE LAROSIÈRE, Banques centrales et politique monétaire. Vers un nouveau cadre
  • Ambroise LAURENT, Sortie de crise?
Economie et société
Louis GALLOIS, Pour une nouvelle ambition industrielle
  • Yvon GATTAZ, La fin des syndicats est-elle souhaitable?
  • Dominique ANDOLFATTO et Dominique LABBÉ, Syndicats. Des mythes aux réalités 
  • Denis GAUTIER-SAUVAGNAC, Comment financer la protection sociale ?
Nouvelle enquête sur l'Europe (suite)
  • Pascal LAMY, L’expérience européenne et la gouvernance mondiale 
  • Jean BAECHLER, L’Europe et le monde
  • Hubert HAENEL, La Cour de Karlsruhe. Une leçon de démocratie
  • Claude FOUQUET, Identité européenne
France et Amérique
  • Harold KAPLAN et Philippe MEYER, Conversations avec le vieil Harold (II)
  • Gérard KARSENTY, Idées rarement reçues sur les États-Unis
Politique française
  • Jean-Jacques URVOAS, Une occasion gâchée, la révision constitutionnelle
  • Jean-Philippe FELDMAN, Révolution juridique ou réforme inachevée? La loi organique relative à la question prioritaire de constitutionnalité
  • Pierre MARTIN, Les élections régionales des 14 et 21 mars
L’idée d'université (XXXII)
  • Olivier BEAUD, Les libertés universitaires (II)
Chroniques
  • Sans commentaire: avec la collaboration involontaire de Christophe
  • Barbier, d’Hélène Carrère d’Encausse, Alice Ferney et Odile Tobner
  • Pierre GRAS, Histoire et cinéma
  • Dominique JAMEUX, Les belles époques
  • Michel ZINK, Citoyen, républicain, laïque
  • Serge LANÇON, Un cas de collaboration anticipée
In memoriam
Olivier Debouzy et Émile Perreau-Saussine
  • Bruno RACINE, Olivier Debouzy (1960-2010)
  • Guillaume LAGANE, Émile Perreau-Saussine (1972-2010)
Revue de Presse
  • Francis FUKUYAMA, La fin de l’âge démocratique?
  • BBC NEWS, Lettre de Beria à Staline sur le massacre de Katyn
  • Alain BESANÇON, Un cinquième anniversaire
  • Elaine TYLER MAY, La «pilule», il y a cinquante ans
  • Denis FERRAND et Gilles KOLÉDA, L’emploi en France et en Allemagne
  • Marcel BOITEUX, Adresse aux éoliens de bonne foi
  • Carl BERGERON, Affaire Zemmour : le symptôme français
Les idées et les livres
  • René POMMIER, Un nouveau théologien : René Girard
  • Antoine SCHNAPPER, Les voix du silence et l’histoire de l’art
Critique
  • Antoine JEANCOURT-GALIGNANI, Pour une vision historique de la crise (Carmen
  • M. Reinhart et Kenneth Rogoff, This Time Is Different) (p. 523);
  • Jacques DE LAROSIÈRE, Contre la courte vue (Tommaso Padoa-Schioppa, Contre la courte vue. Entretiens sur le Grand Krach) (p. 526);
  • Alexandra DE HOOP SCHEFFER, L’Europe «alliée stabilisatrice» de l’Amérique (David P. Calleo, Follies of Power: America’s Unipolar Fantasy) (p. 527);
  • Mackubin Thomas OWENS, La redécouverte de la contre-insurrection (Peter R. Mansoor, Baghdad at Sunrise. A Brigade Commander’s War in Iraq) (p. 529);
  • Jean-Pierre FILIU, Un sunnite éclairé (Patrick Seale, La Lutte pour l’indépendance arabe. Riad al-Solh et la naissance du Moyen-Orient moderne) (p. 533);
  • Jean LECA, Le terrorisme par les textes (Alain Bauer et François-Bernard Huygue, Les terroristes disent toujours ce qu’ils vont faire. Terrorisme et révolution par les textes) (p. 535);
  • Yves BRÉCHET, Sur le climat. Des croyances au savoir (Robert Dautray et Jacques Lesourne, L’Humanité face au changement climatique) (p. 538);
  • Philippe BOULANGER, L’éternelle auscultation du Mammouth (Claire Mazeron, Autopsie du Mammouth. L’Éducation nationale respire-t-elle encore?) (p. 541); 
  • Crystal CORDELL PARIS, À la recherche du Socrate perdu (Albert Thibaudet, Socrate) (p. 542);
  • Christophe MERCIER, Les derniers écrits de Melville (Herman Melville,OEuvres, tome IV) (p. 547); Robert LANDY, «BHL», pape du conformisme ou «philosophe voyou»? (Bernard-Henri Lévy, De la guerre en philosophie) (p. 549); 
  • Pierre RIGOULOT, Une femme et la Révolution (Claire Brière-Blanchet, Voyage au bout de la Révolution. De Pékin à Sochaux) (p. 552); 
  • Nicolas BRIMO, Henri Béraud au Canard Enchaîné (Henri Béraud, Le Canard enchaîné. Écrits 1916-1919) (p. 554);
  • Sébastien FUMAROLI, Au temps de Pompidou (Jean-Luc Gendry, J’étais votre préféré) (p. 556); 
  • Jean-Thomas NORDMANN, Coup d’essai, coup de maître (Camille de Villeneuve, Les Insomniaques) (p. 558); 
  • Cédric ARGENTON, Les Arts de l’insolence (Varii auctores, Arts. La culture de la provocation, 1952-1966) (p. 562).
Livres choisis
Citations
  • René DESCARTES, Ne croire que ce que dicte la vraie raison (p. 292); 
  • Hans Magnus ENZENSBERGER, Weimar: un mythe inconsistant (p. 318); 
  • Lucien ROMIER, Les drames européens (p. 324);
  • Bernard CLAPPIER, Naissance de l’Union européenne (1950) (p. 331); 
  • NicolasWERTH, Le bilan de la Grande Terreur en Union soviétique (1937-1938) (p. 332); 
  • Irving FISHER, Le capitalisme exige unemonnaie stable (p. 337);
  • Prince DE LIGNE, Je suis bien aise du bien qui arrive aux autres (p. 338); 
  • Germaine TILLION, La Résistance en 1940 (p. 378);
  • Maurice COUVE DE MURVILLE, Le retrait de l’OTAN: un coup de tête (p. 390);
  • HansMagnus ENZENSBERGER, Il y a quatre groupes d’officiers (p. 398); 
  • Julien BENDA, Il semble qu’ils le savaient (p. 410); 
  • Charles DE GAULLE, La division de l’Allemagne (p. 418); 
  • Sophie DEROISIN, Il voulait trop faire (p. 423); 
  • Pierre DRIEU LA ROCHELLE, Éloge du gaullisme (p. 424);
  • John Kenneth GALBRAITH, Le communisme est l’avenir de la Chine (1971) (p. 442);
  • John K. FAIRBANK et Merle GOLDMAN, Le «Grand Bond en avant», Chine 1958-1960 (p. 458);
  • Jean-Paul SARTRE, Historicité (p. 476); 
  • Charles Augustin SAINTE-BEUVE, À ce prix on devient grand (p. 478); 
  • ROBESPIERRE, Contre les encyclopédistes (p. 484);
  • Capitaine B.H. LIDDELLHART, Les rites de l’autorité selon Lawrence (p. 488);
  • CharlesNISARD, De l’utilité de connaître les racines latines (p. 510); 
  • Jean-Paul SARTRE, Munich: le cas restait douteux (p. 516); 
  • Karl MARX, Il n’y a pas de progrès en art (p. 521 et 522).
Le concours de Commentaire: Vivre comme des Dieux
À nos lecteur, à nos abonnés
Lettres: la Correspondance de Céline, par Jean-Claude WEILL et Jean-Claude CASANOVA
Auteurs ayant collaboré à ce numéro


Collection intégrale de Commentaire 
1978-2009
136€ à 189€ (France)
  • Retrouvez tous les numéros de la revue Commentaire depuis sa création
  • 128 numéros, environ 10000 articles, 25000 pages, plus de 2500 citations originales, près de 2000 auteurs
  • Une base de données exhaustive sur un support unique
  • Un outil de recherche performant sur la totalité du fonds
  • L'intégralité des pages numérisées 
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    22 juil. 2010

    Appel à contributionsUMR LIRE colloque, "Biographie et politique (1770-1830)", Lyon, 17-19 mars 2011 (limite: 30 sept. 2010)

    Information transmise par L. Kondratuk:
    Appel à contribution
    Colloque

    Biographie et politique  (1770-1830)
     
    17-19 mars 2011
    Lyon
    (limite: 30 septembre 2010)

    Présentation
    Dans le prolongement de nos travaux pour l'élaboration de notre ouvrage intitulé Vie privée et politique (1770-1830), répertoriant près de 140 textes, qui se rattachent à un genre situé à l'intersection de plusieurs types d'écrits (biographie, recueil d'anecdotes, mémoire, libelle, etc.), l'équipe lyonnaise dix-huitiémiste de l'UMR LIRE se propose d'organiser un colloque sur les rapports qu'entretiennent biographie et politique. Il s'agit de conduire une réflexion sur les usages, notamment idéologiques, d'une mise en scène du privé non seulement dans les Vies privées mais aussi dans des biographies et autobiographies de femmes et d'hommes ayant eu des responsabilités politiques, au XVIIIe siècle et dans le premier tiers du siècle suivant.

    Au sein de ce vaste corpus, on privilégiera les textes qui soulèvent des questions relatives à l'écriture de l'histoire et dont la rédaction constitue un geste politique. On cherchera ainsi à mettre en évidence les éléments qui, dans l'«univers représentatif» (J. Rancière) que mettent en oeuvre ces textes, donnent lieu à une lecture politique, dont le caractère «politique» serait à préciser. On pourra, par exemple, prêter attention aux relations entre des éléments biographiques et le discours qu'ils autorisent, que ce discours soit explicite et central, tenu dans un péritexte, ou sous-jacent. On pourra aussi s'intéresser, dans l'étude du récit biographique (ou autobiographique), à la sélection des épisodes, à leur traitement narratif, au montage dans lequel ils s'inscrivent, afin de préciser la vision politique véhiculée par la construction de la vie du personnage. On pourra enfin s'attacher à l'analyse des différentes formes biographiques et à la signification politique que révèle leur adoption… On sera peut-être ainsi conduit à questionner l'hypothèse de l'existence d'une «politique de la biographie», au sens où Rancière parle, à propos des textes des XIXe et XXe siècles, d'une «politique de la littérature».

    La nature des questions abordées requiert que soient confrontées les approches des littéraires, des historiens et des philosophes. Les propositions de communications d'une vingtaine de ligne, précisant notamment le corpus étudié et l'orientation générale de la réflexion, seront examinées par un comité scientifique. Elles pourront être adressées, avant le 30 septembre 2010, à Anne-Marie Mercier-Faivre (mercier-faivre@ish-lyon.cnrs.fr) ou à Olivier Ferret (Olivier.Ferret@univ-lyon2.fr).

    Comité scientifique
    • Jean-Claude Bonnet (CNRS, Université Paris-Sorbonne, Paris IV)
    • Simon Burrows (Université de Leeds)
    • Christophe Cave (Université Grenoble 3)
    • Robert Darnton (Harvard University)
    • Jo Burr Margadant (San Francisco State University)
    • Jean-Marie Roulin (Université de Saint-Étienne)
    • Chantal Thomas (CNRS, Université de Lyon, Lyon 2).
    ResponsableUMR LIRE 5611 (CNRS/Lyon2)

    URL http://lire.ish-lyon.cnrs.fr/spip.php?rubrique10

    ContactA.M. Mercier ou O. Ferret, ISH-UMR LIRE, 14 avenue Berthelot 69363 Lyon

    Source: http://www.fabula.org/actualites/article36587.php?sms_ss=email

    Appel à contrib. Journée d'étude ERMES, Univ Nice-Sophia Antipolis: "La rhétorique démocratique en temps de crise. Discours, délibération, légitimation", Nice, 20-21 janv. 2011 (limite: 20 sept 2010)

    Information transmise par L. Kondratuk:
    Appel à contributions

    Journée d'étude
    Laboratoire ERMES, Université de Nice-Sophia Antipolis  

    La rhétorique démocratique en temps de crise
    Discours, délibération, légitimation

    20-21 janvier 2011 
    Nice 
    (limite: 20 septembre 2010)

    Présentation
    Depuis la Grèce antique, la démocratie entretient des relations étroites et ambiguës avec la rhétorique politique. Si cette dernière semble incontournable en démocratie, elle est toutefois l'objet de puissantes critiques philosophiques et politiques. D'une part, la rhétorique remplit des fonctions démocratiques essentielles – elle constitue une médiation entre le «peuple» et le «pouvoir»; elle joue un rôle central dans la délibération publique ; elle permet d'énoncer et d'exalter les valeurs démocratiques. D'autre part, elle sert à consolider le pouvoir politique; elle circonscrit le débat démocratique; elle en révèle les contradictions. Or les ambiguïtés de la rhétorique démocratique ne sont jamais aussi flagrantes qu'en temps de crise politique: révolution, guerre civile, guerre extérieure... Les crises mettent à l'épreuve la rhétorique en exigeant d'elle une efficacité optimale et une cohérence interne : l'une politique, l'autre démocratique. En temps de crise, la rhétorique paraît d'autant plus suspecte qu'elle est indispensable à la victoire, à la fois sur les opposants intérieurs et sur l'ennemi extérieur. Dans le même temps, la fonction persuasive de la rhétorique, visant l'adhésion et la décision collective, paraît constitutive de la démocratie.

    En modifiant le contexte dans lequel se déploie la rhétorique démocratique, les crises politiques en modifient-elles fondamentalement les fonctions, ou au contraire, permettent-elles d'en identifier plus nettement les caractéristiques essentielles?

    Cette journée d'étude propose de s'intéresser à cette problématique en fédérant des approches diverses en philosophie, communication politique et histoire. Il s'agira de s'interroger sur les dimensions techniques, délibératives et symboliques de la rhétorique démocratique en temps de crise, de l'antiquité à l'époque contemporaine en passant par les moments révolutionnaires des XVIIIe et XIXe siècles. Les communications pourront ainsi analyser la rhétorique démocratique en tant qu'art producteur de discours, en tant que science pratique ou en tant qu'instrument de pouvoir. Aussi trois axes de questionnement permettront-ils de structurer les travaux.

    1. La rhétorique démocratique comme art oratoire
    Cet axe de réflexion vise à s'interroger sur la technique oratoire en période de guerre ou de crise politique. Les communications devront apporter un éclairage sur les dimensions stratégiques et symboliques de la rhétorique démocratique et pourront proposer des réflexions sur la classification des genres de discours à partir de la Rhétorique d'Aristote. Dans quelle mesure le genre du discours – discours «délibératif», «épidictique»… – et le type d'auditoire – acteurs politiques «professionnels» (locaux, nationaux ou internationaux), spectateurs «profanes»… – influent-ils sur les stratégies rhétoriques employées et sur la teneur des arguments mobilisés? Comment s'articulent la mise en scène de l'orateur et celle, symbolique, du régime? Dans quelle mesure l'utilisation de stratégies pour influer sur les émotions (pathè) de l'auditoire s'inscrit-elle dans une stratégie argumentative mobilisant la raison (logos)? En quoi la rhétorique peut-elle être une représentation du régime (Aristote, 2003; Ober, 1989)? Comment la rhétorique participe-t-elle à la définition de l'état de «guerre» ou de «crise»? Dans quelle mesure l'«absolutisation» (Danblon, 2004) des valeurs démocratiques est-elle révélatrice du positionnement ou du statut de l'orateur (Ober, 1989) par rapport au régime politique et par rapport à l'auditoire? Tout cadrage de la réalité (Breton, 2005) équivaut-il à une manipulation de l'auditoire (Platon, 2003), manipulation par le mensonge, par la diversion, par la flatterie, par l'hypocrisie…? La dimension narrative de la rhétorique est-elle compatible avec sa dimension argumentative (Danblon et al., 2008) ? En répondant à une ou plusieurs de ces questions, les communications s'attacheront à éclairer les articulations entre stratégies techniques et dimensions polémique et politique de la rhétorique démocratique. Cette série d'interrogations pourra renvoyer à des analyses théoriques et conceptuelles aussi bien que sémiotiques ou lexicologiques (analyse de discours, de séries lexicales).

    2. La rhétorique démocratique comme délibération
    En considérant la rhétorique dans sa dimension délibérative, il s'agit de poser non seulement la question du lien entre orateur et auditoire, mais aussi celle du dialogue qui se déploie entre acteurs politiques. En prolongeant les interrogations sur la technique oratoire, il conviendra d'analyser le caractère délibératif de la rhétorique en temps de crise politique. Partant d'exemples de débats contradictoires, débats parlementaires, dialogues directs ou indirects entre adversaires politiques, les communications s'inscrivant dans cet axe pourront contribuer à éclairer les débats entre ceux qui défendent le modèle «conversationnel» de la délibération (Elster, 1998; Rawls, 1993; Habermas, 1987) et ceux qui défendent le modèle «oratoire» ou «agonistique» (Urfalino, 2005; Mouffe, 2000; Remer, 1999, 2000). Quelles sont les conditions d'une «conversation» démocratique? d'une «délibération» démocratique? Peut-on parler d'un dialogue ou d'une conversation implicite entre l'orateur et l'auditoire ou, au contraire, une «conversation» doit-elle avoir lieu entre orateurs (Elster, 1998)? Les exigences «délibératives» sont-elles compatibles avec la construction politique du dèmos (Mouffe, 2000) et avec les processus décisionnels qui ont pour objectif l'action politique (Perelman 1977)? Dans quelle mesure la rhétorique permet-elle d'articuler la rationalité comme condition épistémologique de la délibération et le recours aux émotions pour persuader et susciter l'adhésion de l'interlocuteur ou l'auditoire (Aristote, 2003)?

    3. La rhétorique démocratique comme légitimation
    Le troisième axe permettra d'aborder la question de la fonction légitimante de la rhétorique en période de crise politique et conduira à réfléchir sur les enjeux suivants : la représentation de l'«ennemi» (interne aussi bien qu'externe); la mobilisation de la notion de «monstruosité morale» (Cuny-Le Callet, 2005) pour caractériser l'adversaire; la légitimation (politique, philosophique, juridique…) de la guerre; les représentations et justifications de l'«empire démocratique» (Thucydide, 1990); la conception du leadership (Ober, 1989); la représentation rhétorique de la responsabilité et de la culpabilité des belligérants; la référence au religieux et au divin (Orwin, 1994); les registres axiologiques mobilisés par les acteurs politiques. Comment la rhétorique contribue-t-elle à la «construction» des intérêts et de l'identité du régime politique en temps de guerre? Dans quelle mesure l'analyse de la rhétorique en temps de guerre permet-elle d'évaluer la thèse constructiviste (Lindemann, 2008) selon laquelle les «intérêts» d'un Etat en guerre doivent être pensés dans leur dimension intersubjective? Les communications pourront s'inscrire dans l'actualisation de l'histoire et de la philosophie politique antiques (Thucydide, Platon, Aristote, Polybe, Cicéron…) ou encore de la pensée machiavélienne en proposant des comparaisons entre situations de guerre actuelles ou récentes et historiques.

    Comité scientifique
    • Philippe Aldrin (Université de Nice-Sophia Antipolis)
    • Ugo Bellagamba (Université de Nice-Sophia Antipolis)
    • Laurent Bouvet (Université de Nice-Sophia Antipolis/IEP de Paris)
    • Gil Delannoi (IEP de Paris)
    • Ninon Grangé (Paris 8/CERPHI)
    • Ran Halévi (CNRS/EHESS)
    • Pierre Manent (EHESS)

    Propositions
    Les doctorants, jeunes docteurs et enseignants-chercheurs travaillant sur ces questions sont invités à faire parvenir au plus tard le 20 septembre 2010 leurs propositions de communication (500 mots environ) à l'adresse suivante: rhetorique.democratique@gmail.com. Veuillez inclure les coordonnées complètes du contributeur. 

    Contact
    Pour tout renseignement complémentaire, contacter Crystal Cordell Paris (crystalcordell@yahoo.com) ou Ninon Grangé (ninon.grange@wanadoo.fr).

    Calendrier et organisation
    Retour des avis du comité scientifique:  01 octobre 2010. Les auteurs devront faire parvenir le texte de leur communication pour le 4 janvier 2010 au plus tard. Une publication des communications est prévue. Cette journée aura lieu à la Faculté de droit, des sciences politiques, économiques et de gestion de l'Université de Nice-Sophia Antipolis. Les frais inhérents à la participation des communicants (déplacement, hébergement et restauration) pourront être pris en charge.

    Bibliographie sélective
    • ARISTOTE, Rhétorique (2003), texte établi et traduit par Médéric DUFOUR, Paris, Les Belles Lettres.
    • BLONDIAUX, Loïc (2008), «Démocratie délibérative vs. démocratie agonistique? Le statut du conflit dans les théories et les pratiques de participation contemporaines», Raisons politiques. Etudes de pensée politique, n° 30, pp. 131-147.
    • BLONDIAUX, Loïc et SINTOMER, Yves (2002), «L'impératif délibératif», Politix, vol. 15, n° 57, pp. 17-35.
    • BONNAFOUS, Simone et al. (dir.) (2003), Argumentation et discours politique. Antiquité grecque et latine, Révolution française, monde contemporain, Rennes, PUR.
    • BRETON, Philippe (2005), L'argumentation dans la communication, 4e édition, Paris, La Découverte, coll. Repères.
    • BUFFON, Bertrand (2002), La parole persuasive. Théorie et pratique de l'argumentation rhétorique, Paris, PUF.
    • CICERON (2003), De l'orateur, texte établi et traduit par Edmond COURBAUD, Paris : Les Belles Lettres.
    • CUNY-LE CALLET, Blandine (2005), Rome et ses monstres. Naissance d'un concept philosophique et rhétorique, Grenoble, Editions Jérôme Millon, coll. Horos.
    • DANBLON, Emmanuelle et al. (éd.) (2008), Argumentation et narration, Bruxelles, Editions de l'Université de Bruxelles, coll. Philosophie et société.
    • DANBLON, Emmanuelle (2004), Argumenter en démocratie, Bruxelles, Labor.
    • DANBLON, Emmanuelle (2002), Rhétorique et rationalité. Essai sur l'émergence de la critique et de la persuasion, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles.
    • DENQUIN, Jean-Marie (2007), La politique et le langage, Paris, Michel Houdiard.
    • ELSTER, Jon (1998), Deliberative Democracy, Cambridge, Cambridge University Press.
    • FINLEY, Moses I., Démocratie antique et démocratie moderne, Editions Payot & Rivages, 2003.
    • FUMAROLI, Marc, (dir.) (1999), Histoire de la rhétorique dans l'Europe moderne, 1450-1950, Paris, PUF.
    • FURET François, HALEVI, Ran (textes établis, présentés et annotés par) (1989), Les orateurs de la Révolution française, I : Les Constituants, Paris, Gallimard, Bibl. de la Pléiade.
    • HABERMAS, Jürgen (1987), Théorie de l'agir communicationnel, trad. par Jean-Marc FERRY, Paris, Fayard.
    • LE BART, Christian (1998), Le discours politique, Paris, PUF, coll. Que sais-je?.
    • LE BART, Christian, TEILLET, Philippe (2004), «Erreur, lapsus, gaffes, fautes… Le discours politique comme genre», in R. RINGOOT et P. ROBERT-DEMONTROND, (dir.), L'analyse de discours, Rennes, Editions Apogée, coll. Méthodes de recherche en sciences humaines et sociales, pp. 53-85.
    • LINDEMANN, Thomas (2008), Penser la guerre. L'apport constructiviste, Paris, L'Harmattan, coll. Logiques Politiques.
    • LORAUX, Nicole (1993), L'invention d'Athènes. Histoire de l'oraison funèbre dans la «cité classique», Paris, Editions Payot, coll. Petite Bibliothèque Payot.
    • MACHIAVEL, Nicolas (2000), Le prince, introduction, traduction, postface, notes et commentaires de Jean-Louis FOURNEL et Jean-Claude ZANCARINI, Paris, PUF, coll. Fondements de la politique.
    • MANIN, Bernard (2004), «Délibération et discussion», Revue suisse de science politique, vol. 10, n° 4, hiver, pp. 180-192.
    • MEYER, Michel (2008), Principia rhetorica. Une théorie générale de l'argumentation, Paris, Fayard.
    • MOUFFE, Chantal (2000), The Democratic Paradox, London, Verso.
    • OBER, Josiah (1989), Mass and Elite in Democratic Athens: Rhetoric, Ideology, and the Power of the People, Princeton, Princeton University Press.
    • ORWIN, Clifford (1994), The Humanity of Thucydides, Princeton, Princeton University Press.
    • OZOUF, Mona (1984), Ecole de la France. Essais sur la Révolution , l'utopie et l'enseignement, Paris, Gallimard.
    • PERELMAN, Chaïm (1977), L'empire rhétorique. Rhétorique et argumentation, Paris, Librairie philosophique J. Vrin.
    • PERELMAN, Chaïm et OLBRECHTS-TYTECA, Lucie (1970), Traité de l'argumentation. La nouvelle rhétorique, 4e édition, Editions de l'Université de Bruxelles.
    • PERNOT, Laurent (2000), La rhétorique dans l'antiquité, Paris, Librairie générale française.
    • PLATON, Gorgias (2003), texte établi et traduit par A. CROISET avec la collaboration de L. BODIN, Paris, Les Belles Lettres.
    • POLYBE (2003), Histoire, édition publiée sous la direction de F. HARTOG, Paris, Gallimard, coll. Quarto.
    • RAWLS, John (1993), Political Liberalism, New York: Columbia University Press.
    • REMER, Gary (1999), «Political Oratory and Conversation: Cicero versus Deliberative Democracy», Political Theory 27, pp. 39-64.
    • REMER, Gary (2000), «Two Models of Deliberation: Oratory and Conversation in Ratifying the Constitution», Journal of Political Philosophy vol. 8, n° 1, pp. 68-90.
    • ROMILLY, Jacqueline de (1989), Les grands sophistes dans l'Athènes de Périclès, Paris, LGF/Livre de Poche.
    • RORTY, Amélie Oksenberg (ed.) (1996), Essays on Aristotle's Rhetoric, Berkeley, University of California Press.
    • THUCYDIDE (1990), La guerre du Péloponnèse, texte établi et traduit par Jacqueline DE ROMILLY et Raymond WEIL, Paris, Les Belles Lettres.
    • URFALINO, Philippe (2005), «La délibération n'est pas une conversation», Négociations, n° 4, pp. 99-114.
    • WOERTHER, Frédérique (2007), L'èthos aristotélicien. Genèse d'une notion rhétorique, Paris, Librairie philosophique J. Vrin.
    • YUNIS, Harvey (1996), Taming Democracy. Models of Political Rhetoric in Classical Athens, Ithaca & London, Cornell University Press.
    Numéros de revues
    • Mots. Les langages du politique, n° 83, Dire la démocratie aujourd'hui, mars 2007.
    • Mots. Les langages du politique, n° 76, Guerres et paix. Débats, combats, polémiques, novembre 2004.
    • Mots. Les langages du politique, n° 73, Les discours de la guerre, février 2004.
    • Mots. Les langages du politique, n° 69, Révolutions, juillet 2002.
    • Politix, Démocratie et délibération, vol. 15, n° 57, 2002.
    • Raisons politiques. Etudes de pensée politique, n° 13, Le retour de la guerre, février 2004.
    Responsables
    Crystal Cordell Paris ; Ninon Grangé


     

    21 juil. 2010

    Information transmise par A. Gonzales:

    51 nouveaux appels dans le cadre du 7ème PCRDT 
    Entre autres, les programmes 2011 des thématiques SHS.
    Vous pouvez consulter l'ensemble de ces appels en suivant le lien suivant:

    20 juil. 2010

    Collectif, "Dictionnaire Proudhon", éds ADEN, 2010

    Collectif
    Dictionnaire Proudhon
     
    Le Dictionnaire Proudhon paraît aux éditions ADEN ce printemps [mai] 2010; son prix est fixé à 25 €. Vous pouvez le commander à la société Proudhon qui disposera d'un certain nombre d'exemplaires.

    Présentation
    L’oeuvre de Proudhon est énorme, complexe, touffue car le philosophe aborde tous les sujets sans introduire de séparation entre les questions philosophiques, morales, politiques et économiques, de plus il se laisse souvent emporter par son tempérament fougueux et son goût de la polémique. Après la mort de Proudhon plusieurs méthodes ont été utilisées pour faciliter l’accès à son oeuvre: soit la biographie intellectuelle soit les textes choisis. On n’avait jamais pensé à présenter la pensée de Proudhon sous la forme d’un dictionnaire, comme cela se pratique aujourd’hui avec succès pour un certain nombre de philosophes ou de personnages historiques.

    Cette forme présente des avantages. D’abord, une manipulation plus facile, car le lecteur peut choisir la notion par laquelle il souhaite accéder à l’oeuvre. De plus, la logique du dictionnaire, ouvrage collectif, permet de faire intervenir un spécialiste de chaque notion retenue. Ainsi ce Dictionnaire Proudhon comportera une cinquantaine d’articles qui correspondent aux notions-clés de la philosophie proudhonienne.

    Il est rédigé par un groupe de chercheurs sous la direction de Georges Navet, professeur à l’Université Paris -VIII et président de la Société Proudhon. Bref, l’indispensable de Proudhon, penseur anarchiste majeur du XIXe siècle.

    Canal Académie, présentation de "Fêtes et Crimes à la Renaissance: La Cour d’Henri III", exposition au chât. de Blois, juil-août 2010

    Information transmise par A.-S. Chambost et A. Mergey:
    Canal Académie

    Fêtes et Crimes à la Renaissance: La Cour d’Henri III
    avec Pierre-Gilles Girault, commissaire de l’exposition et conservateur adjoint du château de Blois

    Le Château Royal de Blois présente jusqu’au 24 août 2010 une exposition d’or et de sang: «Fêtes et Crimes à la Renaissance: la Cour d’Henri III». La figure mal aimée d’Henri III, troisième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, incarne particulièrement les ambiguïtés du temps. Pierre-Gilles Girault, commissaire de l’exposition et conservateur adjoint du château de Blois, s’attache à reconsidérer la légende noire et rose de ce roi méconnu.

    Emission proposée par: Anne Jouffroy 
    Référence: HIST619
    Adresse directe du fichier MP3: http://www.canalacademie.com/emissions/hist619.mp3
    Adresse de cet article: http://www.canalacademie.com/ida5999-Fetes-et-Crimes-a-la-Renaissance.html
    Date de mise en ligne: 18 juillet 2010

    Blois, carrefour des cours européennes au XVIe siècle, fut une ville très fortement marquée par le sceau de la Renaissance. Le souvenir d’Henri III lui est associé en raison des États généraux qu’il y réunit et de l’assassinat de son rival Henri de Guise, qu’il y organisa.
    Bal des noces de Joyeuse. Attribué à Hieronymus Francken

    La confrontation des thèmes de l’exposition - qui peuvent sembler antinomiques : « Fêtes et Crimes » ! - attestent des liens entre la dure réalité de la politique en temps de guerre civile et les artifices, cérémonial et fêtes, utilisés comme instruments de la réconciliation. La fête jouait, en effet, un rôle politique. Elle exprimait la magnificence du souverain et constituait un moyen de gouvernement. Elle permettait au peuple de libérer ses pulsions, tout en obéissant à un discours sur la nécessité de sa sujétion. La fête était un élément indispensable de la vie quotidienne : l’esprit « baroque » regardait la fête, non comme du superflu, mais comme un élément essentiel de la vie. 

    L’Assassinat du duc de Guise. Paul Delaroche et atelier

    Tapisseries, portraits peints et sculptés, tableaux historiques, gravures et libelles de propagande, armes, armures et objets d’art prêtés par le Louvre, les musées nationaux (Ecouen, Pau…) et de nombreux musées français et collectionneurs privés, ainsi que plusieurs œuvres venues de Pologne, présentées pour la première fois en France, font revivre cette époque tourmentée et renouvellent l’image du roi et du clan Valois autour de Catherine de Médicis.

    Roi intellectuel, artiste, poète, mais aussi administrateur soucieux du royaume, Henri III connut les derniers feux de la Renaissance : ceux de l’éclat des fêtes et du brasier des guerres. Roi de Pologne et roi de France, admirateur de l’Italie, Henri III personnifia la dimension européenne de la Renaissance. Lettré et fin politique, le dernier de Valois fut victime d’une légende le dépeignant comme un roi faible, maniéré, entouré des mignons et de bilboquets ! 

    Portrait d’Henri III vers 1575 attribué à Bernard Limosin

    Tout au long de la vie de ce souverain (1551-1589), fêtes et tragédies se succédèrent: la mort de son père en 1559, la Saint–Barthélemy en 1572, la mort de ses frères et de Marie de Clèves son grand amour.

    La cour d’Henri III de réputation scandaleuse et extravagante fut caricaturée par des écrits de propagande, tant de la Ligue Catholique que de Réformés extrémistes, et ridiculisée à partir du XVIIe siècle, quand tout ce qui était «baroque» fut jugé comme manifestation de bizarrerie et de mauvais goût.

    La mémoire d’Henri III fut occultée par celle de son successeur Henri IV et des Bourbons dont il ne fut plus que le faire-valoir : dans les affres de l’agonie, la nuit du 1er au 2 août 1589, Henri III désigna Henri de Navarre comme son successeur. Les Bourbons succédèrent aux Valois, Henri IV à Henri III. La tragédie des Valois, ouverte en 1559, par l’accident mortel d’Henri III s’acheva, trente ans plus tard, par le meurtre de son dernier fils.

    De nos jours, le recul de l’histoire accorde un rôle emblématique à ce roi assassiné par Jacques Clément : sa mort, son effacement politique, aurait constitué une étape nécessaire à la réconciliation nationale, et ainsi au passage vers la monarchie absolue et à la suprématie de l’État. «Henri III fut le premier martyr royal reconstruit».

    Entre mythe et réalité, cette exposition explore la tension permanente de cette fin du XVIe siècle et permet de mieux connaître ces moments troublés dont la célébrité romanesque a parfois occulté des pans entiers de l’Histoire de France en général et celle du château royal de Blois en particulier.

    En savoir plus:
    Château Royal de Blois Place du Château 41000 BLOIS - Tél: 00 33 (0)2 54 90 33 33 - Courriel: château@ville-blois.fr

    Canal Académie, Collège de France, "Les transmissions des savoirs et les Ecoles de sagesse dans l’Ancienne Égypte", avec N. Grimal, égyptologue

    Information transmise par A.-S. Chambost:
    Canal Académie

    Les transmissions des savoirs et les Ecoles de sagesse dans l’Ancienne Égypte
    avec Nicolas Grimal, égyptologue, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, professeur au Collège de France

    En Égypte, au cours du IVe millénaire, l’invention de l’écriture va de pair avec la naissance d’un État centralisé et d’une idéologie royale fortement affirmée. Peu à peu, autour du monde des scribes, se forment des Écoles de Sagesse qui s’attachent à transmettre les savoirs. L’égyptologue Nicolas Grimal évoque pour nous les «Enseignements» - ainsi nommés par les lettrés de l’époque - et l’originalité de la pensée égyptienne.

    Emission proposée par: Anne Jouffroy
    Référence: RC514
    Adresse directe du fichier MP3: http://www.canalacademie.com/emissions/rc514.mp3
    Adresse de cet article: http://www.canalacademie.com/ida5808-Les-transmissions-des-savoirs-et.html
    Date de mise en ligne: 23 mai 2010

    Antiquité égyptienne

    La littérature sapientiale apparaît en Égypte sous la forme d’« enseignements ». Il s’agit d’apprendre à vivre en conformité avec le lien fondamental de la société en Égypte ancienne, représenté par Maât, déesse du principe abstrait «Vérité et Justice». Pour éviter de revenir au chaos initial il faut maintenir, quotidiennement, l’ordre établi. Le roi, chargé du bon équilibre de son pays, est l’intercesseur entre l’ordre divin d’une part et l’ordre social d’autre part; il doit faire respecter le culte, les rites, la tradition en harmonie avec l’ordre universel. Les fonctionnaires royaux, les lettrés participent à cette recherche de stabilité et rédigent des traités d’éducation sous des formes très différentes: contes, fables, recueils de maximes, proverbes, poèmes, anecdotes humoristiques, conversations entre «pères et fils»… 
    Ostracon
    Tesson de poterie réutilisé dans l’Antiquité comme support d’écriture

    Les jeunes écoliers apprennent à lire et écrire sur des «ostraca» (tessons de céramique, éclats de calcaire) en recopiant les textes distribués et commentés par leurs maîtres. Les lettrés, eux, utilisent plutôt des papyri et des tablettes. La langue classique, utilisée pour l’enseignement littéraire jusqu’à l’époque hellénistique, et les exercices de maths - dont on a retrouvé des morceaux de brouillons dans les dépotoirs des écoles - demandent une gymnastique d’esprit très formatrice pour ces jeunes générations. Grâce à ses méthodes d’enseignement la civilisation égyptienne s’est maintenue plus de 4000 ans. Les avatars politiques ou religieux, les contacts avec les pays voisins et les invasions étrangères n’ont jamais vraiment détourné la civilisation égyptienne de son désir de cohérence et de son originalité.
    Le Scribe accroupi (Musée du Louvre)

    Dans cette émission vous écoutez des extraits musicaux interprétés par David Grimal: Sonates et partitas de Bach.

    En savoir plus sur Nicolas Grimal :
    http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/civ_pha/index.htm
    http://www.aibl.fr/fr/membres/home.html

    Canal Académie: présentation de P. Toubert & M. Zink (dir.), "Moyen Âge et Renaissance dans les leçons inaugurales du Collège de France"

    Information transmise par A.-S. Chambost:
    Canal Académie
    Présentation de
    Moyen Âge et Renaissance dans les leçons inaugurales du Collège de France
    Un ouvrage sous la direction de Pierre Toubert et de Michel Zink, membres de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

    Michel Zink présente l’ouvrage qu’il a co-dirigé avec Pierre Toubert, de l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres, consacré aux leçons inaugurales du Collège de France. Des leçons qui arpentent le Moyen-âge sous tous leurs aspects : histoire, histoire de l’art, langues, littératures et philosophie. On y retrouve Gilson, Febvre, Lecoy, Braudel, Duby... quelles belles leçons!

    Emission proposée par : Christophe Dickès 
    Référence: pag649
    Adresse directe du fichier MP3: http://www.canalacademie.com/emissions/pag649.mp3
    Adresse de cet article: http://www.canalacademie.com/ida4946-Moyen-Age-et-Renaissance-dans-les.html
    Date de mise en ligne: 18 octobre 2009
     
    De Michelet à nos jours, les leçons inaugurales consacrées à l’époque médiévale se sont succédées au Collège de France, chacune reflétant le témoignage d’une époque et d’une évolution intellectuelle. Partagé entre le romantisme et le positivisme, l’étude de cette période de notre histoire révèle la richesse intellectuelle d’une institution méconnue et aux membres prestigieux : Gilson, Febvre, Lecoy, Braudel, Duby...

    Dans un ouvrage de haute-volée paru aux éditions Fayard, Pierre Toubert et Michel Zink nous offrent l’occasion de saisir un savoir menacé par le dérive utilitariste des sciences. Donner un sens aux choses, trouver des clés d’explication des mondes et des hommes : tel est le grand défi que présentent, depuis plus d’un siècle et demi, l’histoire médiévale et l’histoire de la Renaissance. 

    A propos de Michel Zink
    Membre des Inscriptions et des Belles Lettres, Michel Zink est philologue, spécialiste de littérature de la France médiévale aux XIIe-XIVe siècles (poésie lyrique, en particulier pastourelle ; romans, notamment Jean Renart, Chrétien de Troyes ; Rutebeuf) ; de littérature religieuse (sermons en langue romane, contes) ; d’historiographie (Froissart). Auteur de très nombreux ouvrages dont certains ont été présentés sur Canal Académie ici. Michel Zink est titulaire de la chaire Littérature de la France médiévale au Collège de France.

    Ses dernières publications
    • Naissance, Renaissances. Moyen Âge-XVIe siècle, dirigé par Frank Lestringant et Michel Zink (Histoire de la France littéraire, sous la direction de Michel Prigent), Paris, PUF, 2006, 1063 p.
    • Froissart dans sa forge. Colloque réuni à Paris, du 4 au 6 novembre 2004, par M. Michel Zink, Paris, Académie des inscriptions et Belles-Lettres et Collège de France, Diffusion de Boccard, 2006, 238 p. (contributions propres de Michel Zink: «Avant-propos», p. 5-6 ; «Froissart dans sa forge», p. 85-89 ; «Synthèse des communications», p. 231-234).
    • L’homme face aux calamités naturelles dans l’Antiquité et au Moyen Âge, éd. Jacques Jouanna, Jean Leclant et Michel Zink, Cahiers de la villa «Kérylos», N° 17, Paris, Diffusion de Boccard, 2006, XVIII-293 p.
    • Moyen Âge et Renaissance au Collège de France, sous la direction de Pierre Toubert et de Michel Zink, Paris, Fayard, 2009, 665 p.

    A propos de Pierre Toubert
    Membre des Inscriptions et des Belles Lettres, Pierre Toubert est un historien français, spécialiste du Moyen Âge. Il est membre de plusieurs prestigieuses académies européennes, dont l’Académie des Lincei à Rome. Il est professeur honoraire au Collège de France.

    Source: http://www.canalacademie.com/ida4946-Moyen-Age-et-Renaissance-dans-les.html

    Appel à contribution,Univ Picardie-J. Verne, Colloque, "Fiction et droit", St-Valery-s/-Somme, sept/oct 2011 (limite: avr 2011)

    Information transmise par L. Kondratuk:
    Appel à contribution 
    Université de Picardie-Jules Verne
    Colloque

    Fiction et droit
    Saint-Valéry-sur-Somme
    fin septembre/octobre 2011  
    (limite: avril 2011)

    Responsable: Catherine Grall

    Présentation
    Depuis l'âge de la rhétorique antique, la fiction et le droit entretiennent des rapports intimes: les cas juridiques ont été imaginés à titre d'exercices et à l'appui du développement de théories du droit. La tragédie grecque a été plusieurs fois définie comme le lieu artistique où la société interroge ses lois. La littérature romanesque ou nouvellistique a représenté la criminalité et l'exercice de la justice, servant ainsi, par la suite, de point d'appui à l'étude historique et philosophique du droit. La fiction a pu aussi utiliser des pièces de procès pour se construire, et l'éthique juridique faire appel à des oeuvres d'imagination, à des expériences de pensée relevant de la fiction. Le mouvement «Law and Literature» trouve depuis quelques années des résonances dans la recherche de langue française, avec les travaux de François Ost, de Bernard Edelman (qui rappellent combien les juristes inventent la société, construisant une fable à leur manière), de Christian Biet, d'Anne Teissier-Esminger, de Sandra Travers de Faultrier…

    La période qui précède l'âge classique a sans doute été davantage étudiée jusqu'à présent dans cette perspective – un colloque intitulé «Droit et éthique dans les discours littéraires, du Moyen Âge aux Lumières» [signalé sur Nomôdos] vient de se tenir, en juin 2010, à Amiens. Nous aimerions consacrer celui-ci à des approches théoriques et à la période moderne, comprise comme débutant avec les Lumières – les philosophies du droit s'épanouissant alors d'un manière telle qu'elles invitent à interroger, entre autres, les tenants idéologiques du réalisme littéraire. Par ailleurs, l'écriture et la publication de la fiction entraînent des débats juridiques que l'actualité pose en de nouveaux termes avec, par exemple, l'autofiction. Ces deux rappels mettent en évidence une problématique fondamentale du rapprochement entre fiction et droit : le statut du sujet singulier dans des univers faits de règles, de principes ou d'idées. La littérature réaliste, qui prend en compte le sujet moderne dans un monde circonstancié et référencé, peut prétendre dire la complexité d'un réel singulier que rateraient les principes du droit et de la morale. Mais le droit répond naturellement par la jurisprudence et l'étude des cas … et la fiction non-réaliste a ses propres moyens de dire, par le jeu des émotions, voire de l'invraisemblance, le propre de l'homme et son rapport à la loi. En outre, la fiction a évidemment, elle aussi, des «principes», pas toujours explicités, et son langage, norme par excellence, ne cesse de relever le défi du singulier, voire du vivant … quand le droit s'applique concrètement aux personnes – et semble narguer les désirs d'efficacité, voire de puissance, dans le réel mondain, des oeuvres d'imagination. Pragmatisme et idéalisme, compris de manière large, s'affrontent ainsi à l'intérieur de ces champs, les faisant dialoguer d'une manière que nous espérons fructueuse: si le droit peut rencontrer la fiction, nous l'invitons à le faire à différents degrés, le premier, qui n'est pas nécessairement le plus simple, étant celui d'un dialogue direct entre les deux champs, et le second résultant de problématiques formulées par les approches comparatistes de chaque champ. Le droit comparé et l'histoire du droit (modèle anglo-saxon contre modèle hérité du droit romain, par exemple) ont sans doute, en effet, des questions qui peuvent résonner avec celles des théories générales de la fiction. Ces deux niveaux ne sont bien évidemment, et heureusement, pas exclusifs l'un de l'autre, mais ils signifient que nous accepterons des propositions théoriques comme monographiques et analytiques. Nous espérons enfin que ce colloque sera l'occasion de véritables rencontres, entre chercheurs déjà familiers de l'interdisciplinarité et chercheurs de l'un ou l'autre domaine: concrètement, les communications seront donc l'occasion de véritables tables-rondes.

    Les projets de communication (3000 signes minimum) sont à adresser à Catherine Grall, maître de conférences en littérature générale et comparée à l'UPJV sur grallthecat@gmail.com, au plus tard au printemps 2011.
    Contact
    Catherine Grall, 58 rue Damesme 75013 Paris

    Lieu
    Maison de l'Université de Picardie-Jules Verne à Saint-Valery-sur-Somme.

    19 juil. 2010

    Rivista de Diritto Ellenico I, 2010

    Information transmise par A. Gonzales:
    Rivista de Diritto Ellenico I, 2010

    [les liens hypertextes conduisent au site Internet de la revue]

    Sommaire
    Riassunti / Abstracts 


    Articoli

    Traduzioni
    • Robert J. Bonner, La prova nei tribunali ateniesi
    • Hans Julius Wolff, La prescrizione dei diritti nell'ordinamento attico

    Varie
    • Pietro Cobetto Ghiggia, Un'introduzione all’amministrazione della giustizia nell’Atene classica
    • Stefano Ferrucci, Una nuova edizione di Iseo
    • Marcello Valente, Maledetti mercanti: la speculazione sul grano ad Atene
    • Gianluca Cuniberti, Testimonianze "atecniche" sul diritto ad Atene e a Roma
    • Barbara Maduli, Le feste della Vittoria nel mondo antico: ideologia e iconografia di Nike, grandi feste panelleniche e agoni di istituzione imperiale
    • Carlo Pelloso, Scrittura e diritto in Grecia antica

    Segnalazioni


    Allegati
    • Arnaldo Biscardi, Diritto Greco Antico
    Rara et Dissertationes, 2010
    • Giuseppe Pollaci, L’anpansis nelle leggi di Gortina (1934)
    • Maria Podo, L’adozione nel diritto attico (1957)
    • Fausto Brindesi, La famiglia ad Atene (1961)
    • Aldo Albertoni, L’apokeryxis: contributo alla storia della famiglia (1923) 

    Source: http://www.ledonline.it/rivista-diritto-ellenico/

    18 juil. 2010

    Ph. Corcuff, Chr. Le Bart & Fr. de Singly (dir.), "L’individu aujourd'hui. Débats sociologiques et contrepoints philosophiques", PU Rennes, 2010

    Philippe Corcuff, Christian Le Bart et François de Singly (dir.)
    L’individu aujourd'hui
    Débats sociologiques et contrepoints philosophiques


    PU Rennes (Res Publica), 2010, 400 p., ISBN:978-2-7535-1083-8, 20€

    Présentation éditeur
    Les sociologies de l’individu, de l’individualisation et de l’individualisme constituent un des secteurs les plus dynamiques des sciences sociales contemporaines. Cet ouvrage rassemble la plupart des spécialistes qui font vivre de manière pluraliste et parfois contradictoire ce domaine de la connaissance. Les contributions d’une série de philosophes à ce débat permettent de l’enrichir, en déplaçant les regards. On a là un ensemble synthétique rare quant aux points de vue sociologiques et philosophiques disponibles sur une question marquante de notre époque.
    Sommaire
    Les auteurs 

    Philippe CORCUFF, Christian LE BART et François de SINGLY, Introduction

    Première partie. - Genèse de l’individu. Genèse de la sociologie
    1. Christian LE BART, L’individualisation comme Grand Récit
    2. Sophie WAHNICH, Individualité et subjectivation pendant la période révolutionnaire
    3. Dominique DEPENNE, Georges Palante contre Émile Durkheim: individualisme et sociologie
    4. Philippe CHANIAL, Eugène Fournière ou le socialisme comme individualisme relationnel
    5. Daniel COLSON, Individuation et subjectivité. Le modèle libertaire
    6. Nathalie HEINICH, L’artiste, type idéal de l’individu dans la modernité?
    7. Philippe CAUMIÈRES, La privatisation des individus: l’approche du social par Castoriadis en question
    8. Eva ILLOUZ, Raison et émotion dans la formation de l’individu moderne
    9. Mathieu POTTE-BONNEVILLE, Individualisation et subjectivation: remarques à partir de Michel Foucault
    Deuxième partie. - Interroger l’universalité de l’individu
    10. Danilo MARTUCCELLI, Y a-t-il des individus au Sud? Expériences et récits en Amérique Latine
    11. Emmanuel LOZERAND, La question de l’individu au Japon
    12. Claude CALAME, Entre droits de l’homme et droits sociaux: l’individu abstrait et la personne concrète
    13. Ahmed BOUBEKER, Ethnicité et individuation. Nostalgie, ruse et authenticité
    14. Natalie DEPRAZ, Une phénoménologie du «nous». Pistes théoriques à propos de la communauté grecque d’Istanbul
    15. François FLAHAULT, Interrogations sur la conception occidentale de l’individu
    16. Christian ARNSPERGER, Analyse existentielle et individualisme: critique de l’économie comme science de l’existence
    17. Alain DAVID, L’auto-affirmation de l’individu: cinq propositions pour une déconstruction
    Troisième partie. - Débats contemporains sur l’individu
    18. Alain EHRENBERG, La place de l’aff ect dans la vie sociale. Un phénomène sociologique à clarifier
    19. François DUBET, L’individu emboîté et l’individu projeté
    20. Jean-Claude KAUFMANN, La force structurante d’une illusion : l’individu
    21. Danièle LINHART, Individualisation et mobilisation subjective dans le monde du travail
    22. Vincent DE GAULEJAC, L’exigence d’être sujet
    23. Claude MARTIN, Individualisation et politiques sociales: de l’individualisme positif à l’instrumentalisation de l’individu
    24. Nacira GUÉNIF-SOUILAMAS, Répertoires d’individuation et gisements identifi catoires: une boîte à outils extensible
    25. Robert CASTEL, Individu par excès, individu par défaut
    26. Sylvie OLLITRAULT, Militer pour soi: les techniques de fidélisation au sein de Greenpeace
    27. Laurent THÉVENOT, Individualités entre émancipation, pouvoir et oppression. Deux extensions de la critique
    28. Philippe CORCUFF, Vers une théorie générale de l’individualisme contemporain occidental?
    29. Luc BOLTANSKI, en collaboration avec Philippe CORCUFF, Un individualisme sans la liberté? Vers une approche pragmatique de la domination
    30. François de SINGLY, Opérationnaliser l’individu «individualisé»
    31. Gildas RENOU, «Quelque chose comme un sujet». La sociologie de la pratique face à l’inscription sensible de la personne
    32. Irène THÉRY, De la question du genre à celle de la personne: l’enjeu de l’interlocution

    Philippe CORCUFF, Christian LE BART et François de SINGLY, En guise de conclusion: quelques pistes et problèmes pour une sociologie de l’individualisme


    Source: http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2391

    J. Lagrée & Ph. Portier (dir.), "La modernité contre la religion? Pour une nouvelle approche de la laïcité", PU Rennes, 2010

    Jacqueline Lagrée et Philippe Portier (dir.)
    La modernité contre la religion?
    Pour une nouvelle approche de la laïcité

    PU Rennes (Sciences des religions), 2010, 262 p., ISBN:978-2-7535-1116-3, 16€


    Présentation éditeur
    Constitué d’une série d’enquêtes philosophiques, historiques et sociologiques, menées dans plusieurs pays et cultures, ce livre remet en cause la théorie française de la laïcité comme modernité politique. Il révèle, d’une part, que la constitution de la laïcité est largement redevable aux productions théologiques chrétiennes, juives et musulmanes. Il constate, d’autre part, que le fonctionnement de la laïcité admet bien plus qu’on ne le croit la présence du religieux dans l’espace public, parce qu’il est considéré comme une expression de la liberté du sujet et comme un élément de consolidation du lien social.

    Sommaire
    • Philippe Portier, Introduction. L’essence religieuse de la modernité politique. Éléments pour un renouvellement de la théorie de la laïcité
    Première partie. - La genèse religieuse de la laïcité
    • Introduction
    • Raphaël Draï, Le pur, l’impur, le profane et le saint
    • Jacques Rollet, Sécularisation, laïcité, religion ou De l’agir communicationnel en société sécularisée
    • Ali Benmakhlouf, Al-Fârâbî, la religion entre cosmologie et politique
    • Jacqueline Lagrée, Herbert de Cherbury et la religion naturelle: une réponse anglicane au confl it religieux
    • Ghislain Waterlot, La religion civile a-t-elle des sources protestantes? Réflexions pour un retour à la conception rousseauiste de la religion civile
    • Émile Poulat, Un autre scénario possibleJean Baubérot, La laïcité française: les enjeux d’un centenaire
    Seconde partie. - La régulation laïque de la religion
    • Introduction.
    • Jean-Paul Willaime, Le repositionnement laïque des Églises protestantes dans l’ultramodernité contemporaine
    • Ilan Greilsammer, État, religion et laïcité dans l’État d’Israël
    • James W. Ceaser, Le renouveau de la religion aux États-Unis
    • Micheline Milot, Logiques religieuses et logiques de laïcisation au Canada. Des compatibilités paradoxales
    • Jean-Pierre Bastian, Acteurs religieux en concurrence et défi nition de la laïcité en Amérique latine
    • Jorge Enrique Precht Pizarro,  Laïcité et constitutions latino-américaines
    • Max-Jean Zins, La laïcité en Inde: le sécularisme comme problématique légitime du politique d’un pays à majorité hindoue
    • Vincent Goossaert, Laïcité et invention de la «religion». Les associations religieuses nationales chinoises créées en 1912
    • Daniel Bourmaud, La laïcité en Afrique: du pacte autoritaire au défi démocratique
    • Matthias Koenig, Conclusion. - Politique et religion dans les États-nations européens. Variétés institutionnelles et transformations contemporaines
    Les auteurs

    P. Morchain & A. Somat (dir.), "La psychologie sociale: applicabilité et applications", PU Rennes, 2010

    Pascal Morchain et Alain Somat (dir.)
    La psychologie sociale: applicabilité et applications
     
    PU Rennes (Psychologies), 2010, 322 p., ISBN : 978-2-7535-1061-6, 18€

    Présentation éditeur
    Cet ouvrage présente plusieurs champs de recherche issus de la psychologie sociale actuelle, choisis pour les applications existantes ou pour leur potentiel d’application : leur applicabilité. Il propose de réelles pistes pour l’action susceptibles de servir aussi bien le psychologue en apprentissage que le psychologue expérimenté et déjà en activité mais en recherche de dispositifs à développer pour répondre aux problématiques auxquelles il est confronté dans son quotidien professionnel.
     
    Sommaire
    • Alain SOMAT & Pascal MORCHAIN, Introduction: De la vitalité de la recherche en psychologie sociale appliquée
    • Ewa DROZDA-SENKOWSKA, Entre l’incompétence et l’imprudence
    • Dominique OBERLÉ & Benoît TESTÉ, Le groupe en psychologie sociale appliquée 
    • Julien CESTAC & Thierry MEYER, Des attitudes à la prédiction du comportement: le modèle du comportement planifié
    • Nicolas GUÉGUEN & Robert-Vincent JOULE, L’engagement: de la technique du pied-dans-la-porte à la communication engageante
    • Laurent BÈGUE, Le comportement agressif
    • Candy SABATIER & Georges SCHADRON, Les déterminants des décisions des jurés
    • Gaëlle VILLEJOUBERT & Valérie LE FLOCH, Jugement et prise de décision: état de l’art et méthodes d’aide à la décision en milieu professionnel
    • Florence TERRADE, La psychologie de la santé. De la théorie aux applications
    • Pascal PANSU & Philippe SARRAZIN, Les théories de l’attribution appliquées à l’éducation: L’efficacité des programmes de reconversion attributionnelle à l’université
    • Dirk STEINER, Martine ROQUES, Nathalie PICHOT & Christelle MAISONNEUVE, Un champ d’application: les ressources humaines et l’insertion professionnelle
    • Gérard GUINGOUAIN & Jean-Luc HANNEQUIN, Conclusion: Une nouvelle approche de la création de valeur en sciences humaines et sociales
    Les auteurs
     
     

    J.-L. Panicacci, "L’Occupation italienne. Sud-Est de la France, juin 1940-sept 1943", PU Rennes, 2010

    Jean-Louis Panicacci
    L’Occupation italienne
    Sud-Est de la France, juin 1940-septembre 1943
     
    PU Rennes (Histoire), 2010, 440 p., ISBN:978-2-7535-1126-2, 22€

    Présentation éditeur
    Jean-Louis Panicacci met en lumière un épisode méconnu de la guerre, l’occupation italienne du sud-est de la France entre juin 1940 et septembre 1943. Il s’appuie sur des travaux universitaires encore inédits et sur des archives italiennes et françaises encore peu exploitées. L’ouvrage présente la genèse de l’occupation, le déploiement et le comportement des troupes ainsi que les réactions de la communauté italienne immigrée en France. Il aborde également des questions comme le problème juif, le STO et la Résistance sur lesquelles l’occupant se confronte au régime de Vichy et à l’allié allemand.

     
    Sommaire
    Préface de Jean-Marie Guillon
    • L’occupation limitée (juin 1940-novembre 1942)
    • L’occupation généralisée (11 novembre 1942-25 juillet 1943)
    • La fin de l’Occupation (26 juillet-12 septembre 1943) 
    Source:  http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2395

    E. Tronco, "Les Carlistes espagnols dans l’Ouest de la France, 1833-1883", PU Rennes, 2010,

    Emmanuel Tronco
    Les Carlistes espagnols dans l’Ouest de la France, 1833-1883


    PU Rennes (Histoire), 2010, 348 p., ISBN:978-2-7535-1119-4, 20€


    Présentation éditeur
    Avec l’arrivée des carlistes, la crainte de dangereuses collusions avec les vendéens ou les chouans entraîne une interdiction de l’Ouest aux Espagnols, mesure unique dans l’histoire des migrations en France. Quels sont les liens tissés entre ces «purs royalistes» des deux pays? L’Ouest et le carlisme constituent-ils un danger pour la France libérale? Cette plongée dans le monde de la contre-révolution en Europe nous entraîne des premiers alzamientos carlistas de 1833 à la naissance des «Blancs d’Espagne» parmi les royalistes de France. L’étude permet de mieux comprendre la genèse de la guerre civile de 1936-1939 et à cerner les enjeux qui continuent à diviser la France du XIXe siècle.

    Sommaire  
    La France et les Français face aux guerres carlistes: idéologie, guerres et activisme (1833-1876)
    • La monarchie de Juillet confrontée au péril carliste (1833-1840)
    • La France, l'Ouest et l'activisme de la Cause carlo-légitimiste (1833-1840)
    • La France, l'Espagne et la dernière guerre pour Don Carlos (1872-1876)
    Les carlistes espagnols en France et dans l'Ouest interdit (1833-1880)
    • L'Ouest, une dangereuse région d'accueil pour les «chouans d'Espagne»?
    • La lente extinction d'une émigration contre-révolutionnaire en France et dans l'Ouest interdit: entre amnisties, tolérance, prohibition et expulsions
    • Les réfugiés carlistes en France et dans l'Ouest sous la IIIe République
    Portrait, sociabilité et intégration d'une émigration politique
    • Portrait d'une communauté immigrée
    • Bilan de l'intégration des «chouans d'Espagne» dans l'Ouest français 

    M.-Chr. Michaud & J. Delhom (dir.), "Guerres et identités dans les Amériques", PU Rennes, 2010

    Marie-Christine Michaud et Joël Delhom (dir.)
    Guerres et identités dans les Amériques

    PU Rennes (Mondes hispanophones), 2010, 246 p., ISBN:978-2-7535-1130-9, 15€

    Présentation éditeur
    Ce volume étudie l’influence des guerres sur les constructions identitaires en Amérique depuis le début du XIXe siècle. L’interdisciplinarité et la transversalité géographiques des approches permettent d'en exprimer les différentes facettes. Deux effets opposés des conflits sont ici mis en relief, la fragmentation et l’homogénéisation. En Amérique, la place accordée aux peuples autochtones ou aux populations migrantes reste toujours objet de renégociations discursives et politiques.

    Sommaire
    • Avant propos, Marie-Christine MICHAUD et Joël DELHOM
    • Introduction, Salvatore D’ONOFRIO, L’autre qui est en nous. Guerres et identité en Amérique du Sud
    CONFLITS ET FRAGMENTATION IDENTITAIRE
    • Gérard BORRAS, Luc CAPDEVILA, Nicolas RICHARD, Isabelle COMBÈS et Capucine BOIDIN, La guerre du Chaco (1932-1935), un miroir brisé des sociétés bolivienne et paraguayenne 
    • Rocío ZAVALA VIRREIRA, Trois écritures boliviennes de la guerre du Chaco (1932-1935): le front de bataille vs l’avant-garde littéraire
    • Marie-Christine MICHAUD, Home Front Soldier, ou l’identité d’un GI italo-américain pendant la Seconde Guerre mondiale
    • Stefano LUCONI, L’identité ethnique des Italo-américains et le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale 
    • Aurélie A. ROY, Revendications de la souveraineté à Wounded Knee II (1973): entre identités et politiques 
    • Felipe APARICIO NEVADO, Butamalón (1994) d’Eduardo Labarca: la guerre de l’identité en rébellion chez les Mapuche
    • Jean-Baptiste THOMAS, Identité nationale et sociale en Argentine. Comment raconter les années 1970, quel récit de la guerre civile?
    • Joël DELHOM, La Hora Azul (2005) d’Alonso Cueto: la guerre comme miroir d’une irréductible altérité péruvienne?
    • Rim LATRACHE, La communauté arabe aux États-Unis: identité, confl its et politique étrangère 
    • Lotfi BENNOUR, Les répercussions de la guerre contre le terrorisme sur la communauté arabo-américaine 
    GUERRE ET HOMOGÉNÉISATION DE L’IDENTITÉ NATIONALE
    • Jean-Marie RUIZ, L’Union ou la guerre: la notion d’état de guerre et son rôle dans la pensée nationaliste étatsunienne du XIXe siècle
    • Fernando CORONATO, Jean-François TOURRAND, Le chasseur chassé ou le drame de l’identité du bout du monde
    • Luis Claudio VILLAFAÑE G. SANTOS, Les conséquences de la guerre de la Triple Alliance (1865-1870) dans la définition de l’identité brésilienne
    • Nathalie JAMMET, Guerres et identités au Chili autour de deux conflits: la guerre contre la Confédération péruano-bolivienne (1836-1839) et la guerre du Pacifi que (1879-1884) 
    • Mariannick GUENNEC, Les répercussions du conflit de 1856 et de la guerre civile de 1948 sur la (re)construction de l’identité nationale costaricienne
    • Emmanuelle SINARDET SEEWALD, Atahuallpa (1934) de Benjamín Carrión: l’identité nationale à la lumière des guerres de conquête incas et espagnoles
    • Lorraine KARNOOUH, La lucha. Les fondements d’un registre de l’identité cubaine, entre phraséologie révolutionnaire et rhétorique des pratiques
    • Julien ROGER, De la guerre des Malouines à la fiction. Los pichiciegos (1982), de Roberto Enrique Fogwill